~*~

Vendredi 17 juillet 2009
Retour à la partie que tu n'as pas lu (suite du chapitre)----> Not alive without you: chapitre 10 partie 7[LUTRAAH]
-----------------




-    Quentin... Excuse-moi... j'étais sous la douche.
-    T'inquiète. Je voulais juste te parler un peu.
-    Je t'écoutes. Est-ce que ça va? Où es-tu?
-    Je suis à l'aéroport. Mon avion vient d'atterrir. Je serais de retour plus tôt que prévu.
Mon sang ne fit qu'un tour. S'il était de retour, cela voulait dire que dans quelques heures à peine, il était déjà rentré à la maison. Il fallait absolument que je parte d'ici, que je range, prenne le courrier... Je paniquai encore plus, quelle idée d'être venu ici!
-    Mais je dois d'abord passer chez plusieurs personnes,je ne serais pas rentré avant un bon moment. Je voulais quand même te parler de l'autre jour, quand je sui
s partis.
Oui,je m'en souvenais bien de ce jour-là. Tout me revint un peu en mémoire, et j'eus du mal à refuser la colère qui s'emparait de moi.
-    Je m'excuse Thomas, mon amour. Je n'aurais pas du... J'ai e
u envie de te le dire tout le long du voyage mais je ne savais pas t'appeler. Tu m'as vraiment manqué, j'ai eu envie de t'avoir près de moi à longueur de journée.
Mon cœur se mit à battre d'une manière bien différente. L'entendre me dire ça me rendit tout à coup calme. Je me rendais sur le lit et m'assis en souriant.
-    Tu me manques aussi... dis-je. C'est bon, on oublie tout...
-    Je t'aime. Me dit-il tendrement.
-    Je t'aime aussi... Tellement fort.
J'avais brutalement envie de le voir, qu'il me serre contre lui. Tout allait être tellement plus facile une fois qu'il allait rentrer. Je me sentais déjà plus léger rien que de l'entendre me parler.
-    Je suis allé en Inde et vraiment, je ne m'y suis pas plu du tout. J'aurais voulus avoir un peu de douceur avec moi. Il n'y a que toi qui sait ce qu'il me faut quand c'est comme ça, j'aurais bien voulus que tu viennes.
-    Mais tu vas rentrer maintenant, je vais pouvoir m'occuper de toi comme tu en as envie. Tu verras.
-    Je t'aime. Me répéta-t-il.
-    Moi aussi... dis-je en rigolant.
-    Je te laisse, mon chauffeur m'attend. On se voit ce soir, ne m'attends pas pour dormir, je serais sans doute tard.
-    A tout à l'heure alors, je t'attends.
Il raccrocha et me laissa à mes pensées. Je souriais à l'idée de le revoir et me rendis compte qu'il m'avait beaucoup manqué. Je l'aimais plus que tout, être séparé de lui était trop difficile. Je ne pouvais pas vivre sans lui, il était tout pour moi. Même s'il y avait des moments difficiles, nous étions faits l'un pour l'autre.
Je sursautai tout à coup en entendant la porte se claquer violemment. Jonas avait sans doute écouté ma conversation...
Préférant nier, gêné, je préférai me laver, m'habiller et rassembler mes affaires. J'avais plus d'une chose à faire à présent...
Mais alors que j'allais sortir de la pièce, j'entendis quelqu'un sonner à la porte. Je sortis en même temps que Jonas se rendait à la porte. Il me lança un regard qui me glaça sur place, baissant les miens aussitôt. J'étais tellement désolé pour lui de réagir ainsi...
-    Arnaud! Entendis-je de loin. Qu'est-ce que tu fous là? Je t'avais dit de ne pas venir, est-ce que tu écoutes de temps en temps ce que je dis?
-    Je viens pour t'aider Jonas! Cria-t-il. Il faut que quelqu'un s'occupe de ce mec, c'est pas à toi de le faire!
Je le vis alors arriver devant moi et au lieu de s'arrêter, Arnaud fonça droit sur moi et me prit le bras brusquement pour se diriger vers la sortie.
-    Qu'est-ce que tu fais? Criai-je. Lâche-moi!
-    Je t'emmène voir les flics! Tu leur raconteras à eux ce qui t'arrives et tu laisseras Jonas tranquille!
Celui-ci arriva presque aussi vite.
-    Lâche-le Arnaud ou je te jure que..
-    Quoi? Cria-t-il. Tu vas me frapper?
-    S'il le faut, je n'hésiterai pas! Thomas vit déjà assez de violence pour qu'en plus, tu rajoutes ta jalousie sur lui!
-    Ma jalousie?
Alors qu'il se mit à rire, il me poussa violemment, au point que je faillis tomber, mort de peur.
-    Je ne pas jaloux! Cria Arnaud plus fort. Je ne veux pas que tu sois impliqué dans une histoire pareille, c'est tout!
-    Ça ne te regarde pas! Hurla presque Jonas, un regard comme je ne l'avais jamais encore vu sur son visage.
-    Bien sur que si ça me regarde! Je suis ton meilleur ami, je..
-    Tu n'es pas mon amant et pourtant, tu réagis exactement comme si tu l'étais.
-    Je le fais aussi pour Thomas! Vous ne pouvez rien vous apporter l'un à l'autre, il a besoin d'une aide plus forte, il a besoin de porter plainte et je vais l'y emmener!
-    Non! Criai-je à mon tour.
Je tentai de partir. Je voulais fuir cet endroit, les problèmes devenaient trop nombreux pour que j'arrive à les supporter. Et alors que je passais derrière Jonas en croyant qu'il allait me laisser, il me prit aussitôt par le poignet à son tour.
-    Thomas n'ira pas porter plainte parce que tout simplement ça ne sert à rien!
-    Pourquoi ça ne sert à rien? Il ne ment pas à ce que je sache?
-    Tu connais son espèce de connard de mari? Tu sais comment il est? Il est plus puissant que tu ne le penses, il n'a pas seulement du fric! Il fait ce qu'il veut de Thomas, tu l'as bien vu l'autre jour. Tu as vu son corps! Et tu n'as pas entendu parler des autres trucs!
-    Des autres trucs? Demanda-t-il, perplexe.
-    Il se fait droguer, nom de Dieu! Il se fait baiser une fois complètement stone par des mecs qu'il ne connait pas! Il a même été filmé, Arnaud!
Je restai sans voix. Alors, il ne pensait que j'étais aussi minable que ça? Et en plus de ça, il ne se gênait pas pour avouer quelque chose que j'avais eu du mal à lui dire. Je m'étais attendu à tout sauf à ce que Jonas dise de telles horreurs. Je ne savais même pas tout ce qu'il avait dit, tellement cela me semblait lourd. Et apparemment, il comprit car je me dégageais de son poignet aussitôt, dégouté. Je reculai en le regardant, tentant de me dire que j'avais rêvé, que lui n'était pas capable de dire tout ça. Il était gentil avec moi, pourquoi avait-il eu besoin de faire ça?
-    Thomas... dit-il en tendant la main vers moi. Je suis désolé, je ne voulais pas...
-    Tais-toi. Dis-je comme à bout de souffle. Je m'en vais, je resterais pas ici plus longtemps.
Je sortis de la maison en espérant de tout cœur qu'il me laisse tranquille. Malheureusement, il me suivit, cette fois sans Arnaud.
-    Thomas! Appela-t-il. Attends-moi.
J'avais les larmes aux yeux. Je me rendais compte que maintenant, même Arnaud était au courant que l'on me filmait quand je couchais avec d'autres mecs, que j'étais drogué... Il savait l'humiliation que je vivais, et pouvais aller le dire où il voulait. Si quelqu'un de plus l'apprenait, je voulais mourir.
Jonas me prit tout à coup le bras. Je tentai de m'en échapper mais il me tenait trop fermement.
-    Je suis désolé! Ça m'a échappé. Dit-il, l'air sincère.
-    Jonas, imagine ce que tu viens de dire! Criai-je, la voix déformée par les larmes que je retenais. Tu viens de dire quelque chose que j'ai su à peine avouer!
-    Excuse-moi...
-    Certainement pas! C'est une erreur tout ça alors lâche-moi. Je dois partir!
-    Rejoindre ton mari? Dit-il en me secouant un peu le bras. Et dans combien de temps il se remettra à te frapper, hein? Un jour, une semaine, un mois?
-    Il ne recommencera pas! Et ça ne te regarde plus!
-    Ça me regardais dès l'instant où j'ai couché avec toi.
-    Les autres ne se sentent pas concernés, alors tu n'as pas à le faire non plus! Maintenant, laisse-moi tranquille.
Je bougeai mon bras violemment de lui, et m'enfuis presque. Alors que je rentrai dans la voiture, Jonas frappa à ma fenêtre en me suppliant du regard et de la voix. Encore trop gentil, je finis pas baisser la vitre.
-    Thomas... promets-moi une chose.
« Te promette comme tu m'as promis de ne rien dire à personne » pensai-je sans avoir l'audace de le dire et regrettant de ne l'avoir.
-    Quoi?demandai-je en regardant droit devant moi.
-    Promets-moi de m'appeler dès que quelque chose ne va pas. N'hésite pas d'accord?
Je ne sus quoi répondre. Je ne le voulais pas et en même temps, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'il était capable de m'aider si j'en avais besoin. Je préférai ne rien répondre, qu'il prenne ma « non-réaction » comme il le voulait. Je lui en voulais en ce moment et je n'étais pas capable de le regarder.
Je démarrai donc la voiture et partis, sans un coup d'œil vers lui qu'il aurait pu voir. Mais une fois la voiture en route, je regardai mon rétroviseur et le regardai. Un regard de regret et de martyr qui me donna subitement du mal à m'en aller de cette manière...
Je rentrai la tête chargée de remords. Je ne savais pas si je devais appeler Jonas pour m'excuser ou le laisser ainsi pour qu'il réfléchisse... Après tout, tout était de ma faute. Je m'étais bien senti chez lui jusqu'à maintenant, nous ne nous étions pas disputé sévèrement. Et la maison ne m'avait pas manqué jusqu'à ce jour.
Pourtant, aujourd'hui, je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer chez moi pour retrouver mon mari. J'étais sincèrement désolé pour Jonas mais tout était mieux ainsi. Lui avec ses aventures et moi avec ma vie d'homme marié. C'était mieux ainsi. Au moins comme ça, je n'allais pas lui faire de mal et n'allais lui attirer aucun ennuis.
Voir ma maison me fit plus plaisir que je ne le pensais. Même si je ne l'avais pas beaucoup choisie,je l'aimais bien. J'y étais attaché. J'avais vécu les plus belles et les pires années de ma vie dans cette maison... Tant de souvenirs y étaient rattachés.
Je pris le courrier, allai rapidement ranger mon sac et mettre mes vêtements à laver pour que personne ne se doute de rien. Je rangeai mon sac au fond d'une armoire, et mis un peu de vie à l'intérieur de la maison. Il fallait que Quentin croit que je l'attendais depuis des jours... Même si cela me serrait le cœur. Même si j'avais couché un nombre incalculable de fois avec Jonas, qu'il m'avait fait connaitre ce même jour ma première fois où je prenais quelqu'un, je regrettais une fois de plus... Je ne devais pas agir ainsi. Ce n'était vraiment pas digne d'un homme marié et surtout amoureux de son mari. Je finis tout ce qu'il fallait finir pour le repas, m'en fit un rapide pour ensuite, en préparer un mémorable pour Quentin. Je pariais qu'il n'avait rien manger de sain pendant qu'il était absent alors je comptais bien faire un repas divin. Je le fis avec un amour débordant, rêvant déjà de son retour mais ne sus en profiter totalement. Même si je n'arrivais pas vraiment à me l'avouer, je ne pouvais m'empêcher de m'en vouloir de ce qu'il s'était passé avec Jonas. Je n'aurais pas du partir ainsi... Même s'il m'avait fait beaucoup de mal, il n'avait finalement dit que la vérité, malgré que c'était une vérité difficile.  Et puis, il l'avait dit à son meilleur ami, pas à un inconnu...

-----------------

Vers 01H00 du matin, alors que je dormais dans mon lit, je sentis une main se poser sur mon visage.
Je m'étais finalement endormi, suivant son conseil de l'après-midi. Il suffisait que je réchauffe le repas et il pouvait manger...
J'ouvris les yeux difficilement mais quand je vis le sourire de Quentin et ses yeux doux, je me jetai dans ses bras en souriant. Nous nous serrâmes comme rarement cela arrivait... Je ne sus pourquoi mais cela me fit pleurer.
-    Thomas.. Pourquoi tu pleures?
-    J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne t'ai pas vu! Tu m'as tellement manqué.
« Je suis désolé » était la phrase qui hurlait en moi... J'aurais tellement voulus lui avouer tout et qu'il comprenne pour que l'on puisse passer à autre chose. Je l'aimais tant, je n'arrivais pas à imaginer ma vie sans lui. Qu'étais-je sans sa présence?

Absolument rien.

Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Vendredi 17 juillet 2009
Il ondulait du corps son bassin d'une telle manière que je ne pus qu'être excité. Je croyais que l'on n'allait jamais s'arrêter. Je croyais vraiment que j'allais en vouloir toujours plus de son corps...
-    Alors... dit-il en me masturbant. Tu me crois toujours obligé?
Je ne répondis pas. Et apparemment, en le comprenant, Jonas se sentit frustré car tout en me demandant de répondre, ses doigts dérivèrent vers un autre endroit de mon corps tout aussi sensible.
-    Non! M'écriai-je. Je le sais!
-    Bon alors maintenant on va reprendre gentiment... Viens au dessus de moi.
-    Jonas, je... dis-je, intimidé. J'ai juste envie de... que tu...
-    J'ai compris. Répondit-il en effleurant mes lèvres. Mais tu connais le 69?
Je rougis. Bien sur que je le connaissais, mais cette situation était particulièrement intimidante. Et pourtant, sans un mot mais mal à l'aise, je me redressai tandis que lui se couchait, satisfait de mon accord.
Timidement, je me positionnai au dessus de lui en écartant les jambes. Jonas me chuchota de me baisser et à peine avais-je fait cela, qu'il commença déjà à passer ses lèvres sur mes fesses.
Un peu tendu au départ, je me contentai de regarder son intimité mais quand il se mit à me lécher entre les fesses, je me lançai aussi vite. Je pris son pénis en bouche et commençai par lécher et sucer son gland. Je voulais me donner à fond pour éviter de le décevoir à nouveau. Entre les coups de langue, je le sentais respirer d'une manière on ne peut plus excitée et en quelques minutes seulement, nous bandions déjà.

J'avais parfois du mal à me concentrer car en plus de me lécher intensivement, Jonas ne se gênait pas pour me caresser le sexe.
Quand nous fûmes tous deux préparés, ou plutôt trop excités pour continuer avec si peu, Jonas retira ses deux doigts de moi qu'il avait enfoncé un peu plus tôt et je m'arrêtai de le sucer, le sentant bien assez gonflé.
Sans un mot, Jonas se redressa tandis que je me tournai sur le dos et dans un langoureux et lent coup de reins, il se retrouva enfin en moi.
Cette fois et pour la première fois, malgré que nous étions très excités, Jonas y alla lentement mais de manière plus érotique, plus sensuelle.
Nos doigts s'entrelacèrent plusieurs fois tandis qu'il cessait ses allers et venues rien que pour m'embrasser. Il me faisait totalement perdre la tête...
Son bas ventre me caressait lentement le sexe, ce qui me fit bander davantage. Il reprit après un long moment ses mouvements, de même que cette lenteur excitante, tendre et frustrante à la fois. Le fait qu'il ne venait en moi que très lentement me donnait plus de mal à me retenir. J'avais envie de jouir, pas par besoin mais par envie de le faire. Je voulais toujours atteindre le sommet avec lui, je désirais une fois de plus lui montrer qu'il me donnait un plaisir  inassouvissable.
Nous ne cherchâmes pas à nous retenir plus longtemps. Jonas me dit de jouir, le voyant apparemment sur mon visage et quand je me laissai aller au plus haut de mon plaisir, je sentis Jonas venir en moi, répandant son empreinte une énième fois en moi, marquant à jamais une part de lui dans mon corps. Une fois de plus... Jamais je n'allais m'en lasser. Le sexe était la seule chose par laquelle j'arrivais à m'exprimer. Et Jonas était la seule personne qui acceptait de ma laisser m'exprimer, laissant son propre plaisir de côté pour assouvir le mien.
-    Jonas... murmurai-je, n'osant pas rompre totalement le silence qui régnait dans la pièce depuis longtemps maintenant.
Seuls nos gémissements avait brisé le silence et parler normalement, ça aurait été un peu comme gâcher le beau moment que nous venions de vivre.
-    Quoi?
-    Merci.
-    De quoi? Demanda-t-il, étonné.
Sa main passa lentement dans mes cheveux.
-    Pour tout... De m'accueillir chez toi comme ça, d'essayer de me remonter le moral.
-    Essayer? Ça ne marche pas?
-    Si! Si, pardon, je m'exprime mal... Je ne sais pas parler. Dis-je en rougissant.
-    Tu es superbe. Me dit-il tout à coup en m'embrassant la joue.
-    Arrêtes.
-    Pourquoi j'arrêterais?
-    Parce que... je vais finir par le croire...
Il ne répondit rien et je continuai sur ma lancée:
-    Ne sois pas trop gentil avec moi. Ça m'angoisse.
-    J'ai pour habitude de dire ce que je pense Tom.
-    Ne m'appelle pas Tom...
Ca me faisait mal de lui dire ça et pour ne pas qu'il me voit mon visage, je le pris dans mes bras. Je lui mentais comme je respirais... J'avais envie qu'il continue à être gentil, qu'il me complimente, qu'il me dise que j'étais beau, de m'appeler par ce nom qu'il avait pour habitude de me donner. Mais je ne pouvais pas le permettre. J'appartenais à quelqu'un et cela, il ne fallait surtout pas que je l'oublie. Quentin était mon mari, Jonas était mon amant. Je ne pouvais pas inverser les rôles.
-     Promets- moi que tu ne voudras plus me voir. Lui dis-je sais réfléchir.
Il le fallait, pensai-je. Ce que nous venions de faire était la preuve que tout allait trop loin. Trop de tendresse, trop de douceur... Je me sentais tout à coup mal. Pas pour moi, mais pour Jonas. Même si je n'étais pas sur que cela arrive un jour, il ne fallait pas qu'il s'attache. Il fallait qu'il reste lui-même, l'homme qui ne désire aucune relation.
Finalement, ce que je lui demandais était impossible. Je ne pouvais pas lui demander de me donner des choses qui constituait l'amour. C'était cruel de ma part.
-    Pourquoi est-ce que je ne voudrais pas te voir? On s'entend bien non? Demanda-t-il en se redressant pour me faire face.
-    Je suis gênant...
Jonas soupira et reprit.
-    On a déjà parlé de ça.
-    Mais ce n'est pas réglé. Je suis gênant Jonas! Ne me dis pas le contraire. Arnaud a raison, tu devrais arrêter de me voir.
Mon amant se releva, soudainement énervé. Quand il fut debout, il fit mine de partir de la pièce mais finalement se tourna vers moi.
-    Il est temps d'éclaircir deux ou trois choses... Je sais ce que je fais d'accord? Alors, arrêtez de me dire ce que je dois faire, ça commence sérieusement à m'énerver. Tu essaies de me faire comprendre depuis tout à l'heure de ne pas tomber amoureux de toi. Mais Thomas...
Un rire s'échappa de ses lèvres et il continua:
-    Ca ne risque pas! Jamais! Je ne suis pas fait pour une relation. Tu es venu près de moi pour qu'on baise. C'est ce qu'on fait. Ça me va très bien comme ça alors, ne viens pas penser qu'il y a
quoi que ce soit là-dessous. C'est d'accord?
Je le regardai et réfléchis à ce que je pouvais répondre. Mais alors que je trouvais, j'entendis une sonnerie que je reconnus aussitôt; celle de mon portable.
-    Quentin... murmurai-je.
Je me levai tout d'un coup, poussant presque Jonas pour rentrer dans la chambre. Je ne savais même plus où je l'avais mis. Je me mis à chercher là où je croyais entendre la sonnerie, jetant mes vêtements par terre. Je paniquais et Jonas semblait le sentir.
-    Thomas, calme-toi. Il rappellera.
-    Tu ne comprends pas! criai-je sur lui. Si je ne réponds pas tout de suite, il trouvera ça cloche! Je suis sensé l'attendre, tu ne te rappelles pas?
-    Écoutes, c'est pas parce que tu..
Je ne laissais pas finir. Je trouvai mon portable dans une poche de jean et décrochai rapidement.
-    Allô? M'écriai-je.
-    Salut mon amour. Dit Quentin.



Suite du chapitre; partie 11:
Not alive without you: chapitre 10 partie 11[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 juillet 2009
Mais alors que je croyais que ses doigts allaient s’aventurer entre mes fesses, il se mit à me caresser le sexe pour assez rapidement commencer à me masturber. Je ne fis que réagir. Je fermai les yeux et sentis sa bouche dériver sur mon torse alors que sa main intensifia son geste, sa main passant et repassant encore le long de mon intimité. Il ne fallut que ça pour que je bande à nouveau comme un fou. Ma respiration était plus saccadée à présent, mon plaisir infatigable revint de plus belle. Et alors que je croyais que tout allait se passer comme d’habitude, je sentis Jonas se mettre soudain à califourchon sur moi. Mon sexe en érection touchait ses fesses, me rendant mal à l’aise. Je le regardai et tout à coup repensai à la veille. Je lui avais avoué que je n’avais jamais pris personne. J’étais, dans un sens, encore puceau. Et il comptait remédier à ce « problème ».
De manière provocante et montrant fièrement son corps, il bougea lentement son bassin sur mon sexe en gémissement sensuellement dans le but de me faire craquer. Et cela marchait bien. En sentant son anus collé à mon pénis, une envie subite s’empara de moi, une envie que je n’avais encore jamais eu.
Elle était tout simplement celle de le baiser, de ressentir la sensation de sa chair chaude serrer mon pénis. J’avais vraiment envie de le baiser !
Voir son corps bouger au dessus de moi me chauffant en rejetant la tête en arrière et en gémissant, me rendait fou. Mon regard allait de sa bouche entrouverte, à sa gorge que j’avais envie de caresser, à ses mamelons que je désirais ardemment et à son sexe que je voulais masturber.
Tout à coup, il me regarda de son regard de braise et tout en s’appuyant les mains à côté de moi, il murmura mon nom dans un gémissement et mordit sa lève inférieure.
-    Jonas… me contentai-je de dire, ne sachant quoi faire.
-    Tu bandes comme un dingue. T’as pas envie de baiser mon cul ? T’es si chaud, je suis sur que tu meurs d’envie.
Ses paroles crues et à la fois sexys me rendait en effet dans un état proche de la jouissance.
-    Dis-moi que t’as envie de me baiser… dit-il chaudement en intensifiant un coup de hanche sur mon sexe. Aller… Vas-y.
-    Oui… murmurai-je, résigné et excité. J’ai très envie..
-    De faire quoi… ?
-    Te baiser ! J’ai envie Jonas !
Il prit alors le lubrifiant et sans un mot prit ma main. Il la porta d’abord à sa bouche et commença à lécher un de mes doigts pour ensuite en prendre deux en bouche et mimer une fellation. Je passai de cette vision on ne peut plus excitante à son regard toujours posé sur moi qui explicitait parfaitement ce qu’il voulait. Mordant légèrement mon doigt tout en bougeant du bassin sur mon sexe déjà douloureusement dur, il finit enfin par mettre du lubrifiant sur mes doigts en faisant quelques allers-retours, imitant cette fois la masturbation.
Là, il dirigea ma main jusqu’à son orifice et s’arrêta.
Il voulait que ce soit moi qui prenne l’initiative. Et je me lançai…
Lentement, j’allai titiller son orifice pour le découvrir en y passant un petit moment. Par la suite, j’insérai prudemment mon doigt dans sa chair, une chaleur incroyable s’y trouvant. Le visage de Jonas voulait clairement dire qu’il appréciait la sensation que je lui procurais. De petits gémissements sortaient de sa bouche entrouverte.
Un deuxième doigt entra sans vraiment que j’y réfléchisse. Je n’avais jamais envisagé que cela pouvait m’exciter autant. Je ressentais de nouvelles choses à présent et j’avais envie de connaitre encore plus. Je voulais tout savoir maintenant.
-    Tu vois… dit-il chaudement. Tu réagis exactement comme tous les autres mecs. Tu es fait pour baiser Tom ! Maintenant, vas-y, prends-moi.
Et sans me laisser le temps de me rendre compte de ses paroles, il prit mon sexe dans une main et s’empala dessus lentement. Tout mon corps bouillonna soudainement. Je me cambrai légèrement sous l’effet de la surprise de sensations. Je sentais mon pénis se forcer un passage à l’intérieur de son anus, cette partie si chaude et étroite… Tellement chaude et serrée… Je faillis m’évanouir tellement c’était intense.
Mon gland entra difficilement mais une fois cela fait, le reste rentra d’une rapidité qui me fit chavirer. Comment avais-je pu vivre presque 25 années sans connaître cela ? Est-ce que tous les gays vivaient cette aventure aussi intensivement ? Un tel plaisir était-il ressenti à chaque fois ? Je me croyais en train de mourir, de me consumer une dernière fois…
Jonas lui, malgré que je n’arrivais à aligner plus de deux pensées, fronçait des sourcils mais je le savais, ressentais également du plaisir. La manière dont il avait d’ouvrir la bouche et de respirer me faisait clairement comprendre que malgré la douleur certainement intense qu’il ressentait, n’était rien à côté du plaisir que mon sexe lui procurait.
Cette aventure m’emmena dans un autre monde. Je ne sus me concentrer plus longtemps sur la douleur de Jonas tant mon plaisir était fort. Je me savais très égoïste de penser ainsi mais je n’aurais su contrôler cette abondance de tout cela.
Jonas ne bougeait pas encore et j’étais pourtant déjà au bord de la jouissance, comment allais-je faire une fois qu’il allait bouger ? Et en effet, à peine avais-je pensé cela qu’il se redressa légèrement pour ensuite à nouveau s’empaler, mon sexe sortant et rentrant brusquement dans cet endroit paradisiaque de son corps. Aucun son ne sortit de ma bouche, je n’en n’étais même pas capable.
Nos corps chauffèrent tous les deux, ce qui intensifia d’un cran de plus le plaisir. Quand cela allait-il s’arrêter ? C’était un véritable supplice ! C’était trop fort d’un coup, mon corps entier criait à la jouissance.
Un autre coup de reins de Jonas, plus fort, plus brusque. S’il continuait ainsi, j’allais mourir de plaisir… Un suivant arriva aussitôt puis un autre. Arrivèrent ensuite ses gémissements qui me firent vriller les tympans. Mon sexe continua à gonfler dans la chair à présente détendue mais davantage plus chaude, toujours plus. Il glissait tellement facilement en lui par rapport au début, ça ne faisait qu’augmenter mon envie de jouir.
-    C’est bon.. ? demanda tout à coup Jonas.
-    Oui… me contentais-je de chuchoter en passant mes main sur ses cuisses.
-    Attends encore un peu, ne jouis pas tout de suite.
-    J'essaie... dis-je difficilement. Mais c'est trop bon!
-    Retiens-toi encore, je vais pas tarder à venir aussi...
En attendant, de mon côté, j'étais à deux doigts de jouir. Il fallait vraiment que Jonas jouisse ou alors j'allais le faire sans lui. Je pris alors l'initiative de m'occuper de son cas. Malgré la difficulté de faire le moindre gestes, ma main glissa lentement de sa cuisse jusqu'à ce que, légèrement gêné, je me mette à le masturber. Jonas, qui avait les yeux fermés, les ouvrit avec une nouvelle lueur dedans; celle de l'extase pur.
Sa main vint aussitôt sur la mienne pour que j'intensifie mes mouvements. Je l'avais rarement vu ainsi. Je le voyais en extase, ma main le masturba et mon sexe au plus profond de lui. La vue de son corps en action ne faisait qu'accentuer des sensations que je n'arrivais plus à supporter tant c'était fort.

N'en pouvant plus, je m'arrêtai de le masturber, lui me remplaçant. Je sentais que j'allais jouir et là, je ne pouvais plus rien faire. Je tentai désespérément de ne pas le faire en m'accrochant aux draps mais c'était déjà trop tard. Ma semence se déversa en lui, un plaisir encore plus fort que tout ce que j'avais vécu jusqu'à présent me dévorant littéralement le corps. Je perdis pied au point que je crus que j'allais perdre connaissance.
Jonas, pendant que je jouissais, continuait ses coups de reins plus rapides et tout à coup, j'entendis un cri de sa part qui eut pour but d'accentuer davantage mon extase. Il jouissait aussi, je sentais son orifice se presser encore plus contre mon sexe.
Sans comprendre ce qu'il se passait, je n'était plus qu'à moitié conscient. Mon corps transpirait, j'avais l'impression que je n'allais jamais revenir à moi.
-    Tom.. entendis-je, me semblant que ça venait de loin.
-    Oui... répondis-je sans trop m'en rendre compte.
-    Ça va?
Sa main se posa sur ma joue qu'il secoua légèrement pour me réveiller. Quand j'ouvris difficilement les yeux, il se mit à rire de bon cœur:
-    Bon Dieu, si j'avais su ce que ça allait te faire, je l'aurais fait plus tôt!
-    Jonas... répondis-je difficilement, posant ma main sur son épaule.
-    Quoi..? Ça va?
-    C'était trop bon...
Son rire reprit de plus belle. Ses lèvres vinrent se poser sur les miennes, tentant de mon côté d'y répondre en même temps de reprendre totalement conscience.
-    J'arrive. Dit-il en me rendant un dernier baiser.
Il partit je ne sais où. Je commençais seulement à me rendre compte de ce que nous avions fait. De ce que j'avais fait. Ca y est, j'avais baisé quelqu'un pour la première fois. J'avais joui en quelqu'un et non le contraire, c'était à mon tour.
Mais je n'avais certainement pas assuré... Mon état avait été tellement pathétique. Je m'étais même presque évanoui...
Une gêne que j'avais du mal à ne pas afficher sur mes joues s'empara de moi.
Je n'avais pensé qu'à moi, même pas au plaisir de Jonas. Le pauvre, ça avait du être terrible. Il s'était surement ennuyé à mourir et 'avais joui plus en se faisant plaisir à lui-même. J'avais sans doute cru que Jonas avait pris son pied parce que tout simplement j'en avais ressenti de mon côté.
Après plusieurs minutes, il revint tandis que j'étais en plein calvaire psychologique.
Son paquet de cigarettes en main et un cendrier dans l'autre, il s'affala près de moi.
Son corps hurlait encore au vice. Je l'avais pris et pourtant, sa virilité était toujours aussi puissante. A nouveau, il montrait fièrement son corps, ne trouvant apparemment pas du tout gênant de montrer son sexe de cette manière.

De mon côté, je me cachai au mieux, posant les couvertures pour couvrir un minimum mon corps.
Alors qu'il posa les yeux sur moi, je tournai vivement la tête de l'autre côté, rouge de honte. Je mis mes bras pour cacher mon torse et entendis un léger rire avec le bruit du briquet.
-    Ne sois pas gêné. Dit-il tout à coup.
-    Gêné de quoi? Feintai-je sans succès.
-    C'était bien... me rassura-t-il.
-    Tu parles. Répondis-je, lancé par sa remarque. J'ai même pas été capable de me retenir. Je suis égoïste.
-    C'est bien d'être égoïste de temps en temps. Et puis, je t'assures que pour une première fois, t'as été parfait.
-    Parfait... ironisai-je. C'était tout sauf parfait.
Je sentis qu'il bougeai et alors que j'étais en train de me martyriser, il posa son bras autour de mes épaules pour ensuite me forcer à poser ma tête sur lui, ce que je fis sans rechigner.
-    J'en ai dépucelé plus d'un et crois-moi, tu t'en es très bien sorti.
-    Justement. Être puceau à mon âge, c'est vraiment...
Mes joues s'empourprèrent tout à coup davantage. Qu'est-ce que j'étais nul...
-    Je suis nul. Rajoutai-je tout haut pour confirmer ma pensée.
-    Hey! S'écria-t-il. Arrête de penser comme ça! Est-ce que tu te rends compte au moins à quel point tu es sexy? Je parie qu'en te voyant, chaque mecs a envie de coucher avec toi!
-    Je suis sur que non. Tu dis ça pour me faire plaisir.
-    Est-ce que tu as compté le nombre de fois où j'ai pu bander depuis hier? Si tu n'étais pas là, je prendrais pas autant mon pied Tom! Ce sont justes des idées qu'on t'as mis dans la tête.

Je compris le sous-entendus envers Quentin mais ne voulus pas en parler. Je n'étais pas prêt...
-    Je n'y peux rien.
-    Je sais et c'est bien pour ça que je ne te critique pas. Mais mets-toi  en tête que les gens que tu fréquentes n'ont peut-être pas forcément raison.
Le silence arriva soudain. Jonas fumait tranquillement sa cigarette pendant que je méditais sur ce qu'il disait. Après un moment, sentant que l'atmosphère était un peu lourde, je tendis ma tête vers sa cigarette et pris une bouffée. Jonas me regarda et alors que j'expirais la fumée, il vint tout à coup poser ses lèvres sur les miennes et me coucha en dessous de lui.
Sans chercher plus loin, de sa main libre, il vint me caresser le sexe. Je réagis aussitôt:
-    Jonas, arrête!
-    Quoi, t'as pas envie? Je te jure que tu es sexy... Rien que de te voir tirer sur cette clope, ça me donne des pensées pas catholiques du tout.
-    Tu as de la nourriture pour un régiment, tu vas pas le laisser là.
-    C'est quoi cette excuse bidon?
-    Te sens pas obligé...
-    Obligé de quoi? Te baiser?
Il écarquilla les yeux et s'exclama:
-    Non mais ça va pas? Je vais te montrer ce que je sais faire et on verra si tu crois toujours que je me sens obligé. 
Il écrasa alors sa cigarette, m'écarta les cuisses pour se mettre entre elles et m'embrassa à pleine bouche.



suite du chapitre; partie 10:
  Not alive without you: chapitre 10 partie 10[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 17 juillet 2009
Et sans même avoir le temps de réagir, il passa un doigt entre la raie de mes fesses pour l’enfoncer en moi aussitôt.
Je poussai un hoquet de surprise, m’attendant absolument pas à ça mais ne pus refuser.
-    Qu’est-ce que j’avais dit, t’es encore tout détendu. Tu n’attends que moi, je suis sur…
-    Oh oui… gémis-je, bougeant déjà en sentant son doigt faire des allers retour.
En deux minutes seulement, je me retrouvais à quatre pattes dans le lit, Jonas en moi en train de me prendre comme la veille. Je ne savais pas où l’on avait déparé pour à nouveau en arriver là mais j’étais sur d’une chose, c’est que je préférais ça que de faire une fellation à mon amant.
En plein ébat, le désir poussé à son maximum, nous avions totalement oublié le livreur qui sonna à la porte.
-    Jonas ! l’appelais-je pour qu’il arrête, malgré la difficulté de l’éloignement.
-    Attends, je vais jouir ! Il attendra deux minutes !
Un coup de reins plus fort me fit oublier le livreur. J’étais moi aussi à deux doigts de jouir. Jonas se donnait à fond pour faire vite et cela marcha parfaitement. Je ne pus me retenir plus longtemps, poussant un cri et sentant Jonas venir à son tour dans un gémissement bruyant.
Maintenant, il était sur que le livreur savait parfaitement ce qu’il se passait à l’intérieur…
Une légère frustration s’empara de moi quand je vis mon amant se retirer de moi et enfiler son caleçon pour aller ouvrir. Je me couchai, ne voulant plus du tout après ça. J’en voulais encore. Toujours plus. Je ne me lassais pas de son corps, de son sexe en moi et de gémissement si virils.
Seulement, lui apparemment avait faim. Il arriva, deux sachets remplis à craquer et les déposai sur la table basse positionnée à côté du canapé lit.
-    Remonte ton boxer joli cul, on va manger.
-    Ne m’appelle pas comme ça. Dis-je en le remontant  rapidement, n’ayant même pas pris tous les deux la peine de me l’enlever entièrement tout à l’heure.
-    C’est parce que tu as un joli cul. Comme tout le reste d’ailleurs.
-    Je trouve pas. Je ne suis pas très beau tu sais..
-    Arrête ton char ! dit-il en me tendant une boite et des baguettes. Qu’est-ce que tu trouves moche chez toi ?
-    Mon visage. Mon cou aussi, mes bras, mes fesses et ma…
Je m’arrêtai, n’osant terminer.
-    Ta… ?
-    Ma… répondis-je en baissant légèrement les yeux.
-    Aaah ta queue ! Crois-moi… J’en ai vu des bites et je peux t’assurer que la tienne est très bien.
-    Elle est petite… dis-je timidement en plongeant presque ma tête dans la nourriture.
-    Petite ? s’écria-t-il en faisant les yeux ronds. Elle est tout sauf petite Tom ! Tu crois que je baise avec des petites bites ? J’ai une réputation à tenir moi.
Je ne sus quoi répondre et me contentai de le prendre pour un compliment.
Un silence pesant prit son cours alors que je me tuais à trouver un sujet de conversation pour ne pas avoir que le son de la télé, Jonas reçut un message qui, apparemment, n’était pas particulièrement plaisant. Il soupira en prononçant le prénom d’Arnaud et lança son portable dans les draps.
-    T’es sur que je ne te dérange pas ? demandai-je, à nouveau gêné de ma présence pesante.
-    Je t’ai dit non tout à l’heure. C’est Arnaud qui me saoule avec sa jalousie.
-    Il veut peut-être faire ça pour ton bien.
-    Tu veux dire quoi par là ?
-    Ben… Je ne suis pas quelqu’un de très… Enfin, je suis marié.
Le dire me fit tout à coup repenser à mon rêve. Mais qu’est-ce qu’il me prenait à rester ici, à ses côtés ? D’habitude, j’attendais patiemment le retour de mon époux et je m’en contentais parfaitement. Jusqu’à maintenant. L’idée même de rentrer chez moi me terrorisait. Le silence, aucune personne à voir… Tout cela me donnait des frissons d’effroi.
-    Tu sais… répondit-il. On est sorti ensemble pendant quoi… un an. Et déjà à ce moment-là, il était chiant avec ça. Même avant. Tant que mes coups ne sont pas plus que ça, tout va bien pour lui. Mais s’il a le malheur de ne pas apprécier un mec, même le plus insignifiant, il va me faire une vraie maladie. J’ose même pas imaginer comment ça se passe avec Samuel.
-    Vous vous êtes connus comment ?
-    Avec Arnaud ? Quand je suis entré au lycée. Je suis arrivé dans cette ville à ce moment-là. On avait du quitter ma ville natale à cause de mon père et de ses problèmes de frics. On s’est tout de suite rapprochés lui et moi et on ne s’est plus lâchés depuis. On s’accepte tel que l’on est, c’est comme ça que ça tient. Il m’a tout de suite mis à l’aise et moi… Je lui ai appris pas mal de trucs.
-    De quel genre ?
Son sourcil arqué me fit comprendre aussitôt. Évidemment, Jonas ne pouvait qu’être déjà un dragueur au lycée.
-    Ouais j’étais plutôt canon à l’époque. Rajouta-t-il, satisfait de lui-même. Je me faisais qui je voulais.
-    Encore maintenant, non ?
-    Mmh… Ouais. Dit-il fièrement en prenant une grosse bouchée de nouilles.
-    Tu es toujours très canon… avouai-je.
-    C’est ce qu’Arnaud me dit sans arrête mais je ne trouve pas spécialement. Je vais bientôt atteindre la trentaine. D’ailleurs, ce petit salaud de Samuel me le répète aussi ça.
-    Ça n’a pas l’air de marcher très fort avec lui… Tu ne l’aimes pas ?
-    C’est lui qui ne m’aime pas ! s’exclama-t-il comme s’il voyait Samuel en face de lui. Ca le fait juste chier qu’Arnaud soit toujours amoureux de moi. Mais j’y peux rien. On a eu le malheur d’essayer quand on a commencé la fac de médecin mais ça n’a pas fonctionné alors…
-    T’as fait médecine ? demandai-je en m’étouffant pratiquement.
-    Deux mois et j’ai arrêté.
-    T’aimais pas ?
-    Si ! Si, j’adorais. J’avais dans le projet avec Arnaud de faire ça mais mon père a pris toutes mes économies un jour et celles de ma mère… Et vu qu’elle était tout le temps malade, j’étais le seul qui était capable de faire quelque chose. Alors j’ai été barman et de fil en aiguille… Voilà…
-    Tu as quand même réussi je trouve. T’es le patron d’une boite réputée, c’est pas rien.
-    J’en ai chié pour y arriver ! Travailler des heures sup’ non payées, gagner une misère et avoir les engueulades de mon père, la maladie de ma mère… Enfin, je n’ai pas envie de te déranger avec ça. Je ne sais même pas pourquoi je dis tout ça !
Il passa sa main dans ses cheveux, l’air embarrassé. Ça se voyait qu’il disait tout sans réfléchir. Moi, ça m’intéressais. J’aimais écouter les histoires des gens, apprendre leur parcours de vie… Je trouvais ça passionnant à côté de moi qui n’avais rien.
-    Tu la vois souvent ta mère ? demandai-je, absolument enivré par son récit.
Je vis alors tout à coup que ce sujet précisément le dérangeait. Il prit une bouchée et au moment où je laissai tomber, mal à l’aise de lui remettre de mauvais souvenir en tête, il reprit, la voix cette fois plus renfermée :
-    J’essaie. Mais c’est pas facile. Alors c’est égoïste mais je n’y vais pas trop souvent pour ne pas… tomber.
Je sentis que le sujet était clos. Et même si j’avais voulus faire quelque chose, je n’aurais su quoi. Pour de simples amants, nous parlions déjà beaucoup trop.
-    Et ta famille à toi ? demanda-t-il soudainement.
-    Moi…
Rien que cette question me serra le cœur. Tant de souvenirs, de souffrance… Tant que je m’étais obligé à oublier pour arrêter de pleurer quelques années plus tôt. Mon appétit fut coupé immédiatement, me contentant de répondre :
-    Je n’en ai plus. Dis-je en reposant ma boite.
-    C’est pas vrai ! Je suis certain que tu en as une. Tu es fils unique ? Des sœurs, de jolis frères qui te ressemblent… ?
-    Je n’ai pas envie de parler de ça. Dis-je en forçant un sourire.
-    Aller… Dis-moi, je suis curieux maintenant ! Dis-moi.
Je n’avais absolument pas envie d’en parler et alors qu’il insistait, je me mis sur lui et l’embrassai. Même s’il comprenait que je le faisais pour qu’il laisse tomber, je m’en fichais. Je ne voulais pas rouvrir cette blessure car je la savais inguérissable.
Sans hésiter, je descendis ma bouche dans son cou et descendis légèrement mes mains sur so
n corps.
-    Ne crois pas que tu vas t’en tirer si facilement. Je ne suis dupe, t’as pas envie d’en parler et tu essaies de m’exciter que j’oublie.
Pour qu’il se taise, je réattaquais le lobe d’oreille. Et heureusement, cela fonctionnait car il posa ses nouilles sur la table.
-    Manipulateur_ me dit-il en rigolant légèrement.
-    Mais avoue, tu adores ça.
-    J’avoue, ça me donne une fâcheuse envie de recommencer.
-    Décidément… Tu ne t’arrêtes jamais.
-    Décidément, tu suis toujours ! répondit Jonas pour me clouer le bec. Aller, enlève ton boxer, ton petit manège a fonctionné.
En quelques secondes, la nourriture fut abandonnée, inachevée et nous deux une fois de plus en train de s’embrasser sensuellement. Jonas était légèrement couché sur moi, sa main descendant petit à petit le long de mon corps.



Suite du chapitre; partie 9:
Not alive without you: chapitre 10 partie 9[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 juillet 2009
Salut les Ouistits!

Voilà enfin le restant du chapitre, qui comme je l'avais prévu, a été très long. J'espère que ça vous plaira.

en tout cas,merci beaucoup pour votre lecture et pour vos commentaires, ça me fait super plaisir d'en relire!! Un gros poutou à chacunes de vous!

petite ( ) : Oui, en effet il y a beaucoup de lemons (en espérant que cela ne vous dérange pas). Mais il y a une raison sur laquelle je veux m'appuyer; c'est qu'il ne faut pas oublier qu'au départ, Jonas et Tom Tom sont amants, dc, ne sont pas ensemble pour se regarder dans le blancs des yeux mais, soyons claires, pour baiser! lol

Dc, voilà. :) Bonne lectures les choupinous.


PS: au fait... Dites-moi ce que vous pensez de mon petit dessin que nous avons mis en bannière. Soyez indulgentes, c'est mon tout premier yaoi, et c'est un croquis (position) pas facile... :)
Merci merciiii   
Je vous <3

Lutraah*




------------------------------------



Le lendemain fut difficile. Je sentais que mon corps pesait une tonne. Il était vrai que la nuit précédente avait été particulièrement sportive. Endormi sur le ventre, je me réveillai doucement avec le son de la télévision et un bruit de craquement. L’odeur du lait vint jusqu’à mes narines, qui me fit décider à lever la tête. Ce fut rude !
Les yeux à moitié ouverts, je vis Jonas avec une bouchée de céréales qui lui déformait presque la mâchoire ; une vue particulièrement amusante. Et apparemment ma tête était tout autant amusante. Il se mit à rire et déclara :
-    Tu devrais voir ta tête, c’est splendide.
Je me contentais d’émettre un gémissement encore endormi. Sa main passa dans mes cheveux, qu’il ébouriffa encore plus qu’ils n e l’étaient déjà.
-    Quelle heure est-il ? demandai-je, la voix inhumaine.
-    10H00… Rendors-toi si t’es trop crevé. Tu n’as dormi que 3H30.
-    Il était 6H30 quand on a finit de… ? demandai-je après un temps fou pour calculer.

-    Baiser. Et oui… répondit-il en mangeant. C’était bon hein ? On voit pas l’heure passer quand c’est aussi chaud. Tu l’étais particulièrement d’ailleurs…
Sans répondre, je me retournai pour me coucher à nouveau. Il avait décidemment l’art de me gêner.
En un rien de temps, je me rendormis. L’ambiance de cet endroit, les odeurs qui y régnaient me détendaient…
Un rêve vint à moi. Un rêve qui me rappelait la nuit précédente… Jonas étaient sur moi, me procurant des sensations incroyables, ses caresses, sa bouche, sa langue… Tout me rendait avide de sexe. Mon corps bouillonnait à chaque geste et parole. Seulement, l’ambiance devint d’un coup bizarre. Tout s’assombrit et je sentais un regard accusateur ; celui de Quentin. Il se trouvait à l’entrée de la pièce, les yeux noirs de haine.
Il me dit de venir, d’arrêter ça mais je n’y arrivais pas. Jonas continuait à me procurer une douceur qui m’empêchait de partir.
Lui me dit de rester, son regard suppliant. Je ne savais plus quoi faire…

Mon mari m’ordonnait de venir à lui, mon amant me suppliait de rester…

Soudain, le portable de Jonas me réveilla. J’étais à présent couché dans ses bras, lui aussi apparemment s’était assoupi. Il se racla la gorge, me gardant entre son torse et son bras et décrocha :
-    Allô ?
-    Salut Jonas, c’est moi. Entendis-je, assez près de son oreille.
-    Arnaud. Salut mon pote, ça va ?
-    Ca va. Et toi ?
-    Mh… ça va. Dit-il en me serrant légèrement.
Je sentis qu’il fit ce geste inconsciemment et je dus avouer que j’eus extrêmement peur. Cette douceur tournait à quelque chose d’autre que je n’aurais su décrire avec des mots…
-    Je peux passer aujourd’hui ? demanda Arnaud à l’autre bout du fil.
-    Euh… Là, aujourd’hui, ça va être possible.
Je le regardai. Comptait-il continuer à se priver de voir son meilleur ami pour ne pas laisser son amant seul ? Et combien de temps allait-il me garder chez lui ? Quand allais-je commencer à le déranger ?
Je me dégageais de lui, voulant partir à présent. Tout cela avait trop duré. Mes bleus disparaissaient tous, mon bras était totalement guéri, je n’avais plus rien à faire ici.
Mais voilà qu’au moment où je  voulus me lever du lit, Jonas me tira la main pour me coller à lui.
-    Oui c’est ça Arnaud… On en a déjà parlé de ça.
« Ca », c’était de toute évidence moi. J’étais le gros problème entre Arnaud et Jonas.
Même si son meilleur ami s’était excusé et m’acceptait, ce n’était pas pour autant qu’il allait commencer à m’apprécier. Je le comprenais. Il ne faisait que le protéger… Si seulement Jonas savait dans quelle situation je le poussais…
A présent déprimé et entendant Arnaud s’énerver au téléphone, je voulus à nouveau me lever.
Tentative à nouveau échouée car quand je fus levé, j’entendis Jonas saluer brièvement son ami pour ensuite à nouveau me tirer par la main. Je tombai dans le lit tandis que Jonas se mit à califourchon sur moi. Tout en s’abaissant à mon visage, il déclara :
-    Ne crois pas que tu vas t’échapper aussi facilement. Je te garde au lit toute la journée. Je vais te faire vivre le jour le plus fatiguant et le plus excitant de toute ta vie.
-    Je ne te dérange pas… ? demandai-je une énième fois, rougissant. Je peux m’en aller tu sais…
-    Moi j’ai envie de continuer à te baiser. Répondit-il en posant ses lèvres sur mon cou. Je parie que cette partie de ton corps est encore très détendue…
Il posa tout à coup ses doigts entre mes jambes et les appuya entre mes fesses, à travers le tissu. Je sursautai violement. Oui, c’était vrai que je n’arrêtais pas d’avoir envie de lui. Il suffisait qu’il me touche ne fut-ce qu’un peu pour que tout mon corps soit en éveil.
-    Tu vois… Tu es déjà tout chose rien qu’avec ça. Il t’en faut si peu pour t’exciter, c’est génial.
Sa voix me chauffa particulièrement. Dieu que je l’aimais. Elle changeait totalement quand il voulait me chauffer et cela marchait à merveille.
Faible, voilà ce que j’étais. Mais à cet instant, j’avais surtout faim. Et comme si mon corps voulait parler à ma place, mon estomac se mit à gargouiller tellement fort que j’en rougis aussitôt en détournant les yeux. Jonas rigola.
-    Ok, j’ai compris. Qu’est-ce que tu veux à manger ?
-    Ce que tu veux…
-    J’ai beaucoup de protéines si tu veux…
Je le regardai, ne comprenant pas. Mais au moment où il prit ma main pour la poser sur son sexe, son sourire presque pervers à son visage, je me redressais brusquement, trop gêné à l’allusion que je n’étais même pas capable de comprendre tout de suite.
-    Bon, tu veux que je commande chinois ?
-    Oui… répondis-je, voulant plus aller me cacher que de manger.
-    Aller, fais pas le timide ! On sait tous les deux que quand tu veux, t’es particulièrement entreprenant. Surtout quand on est dans le feu de l’action.
Je sentis tout à coup son corps se coller contre mon dos. Son souffle sur ma peau était digne d’une caresse.
-    Aller, lâche-toi…
-    Commande d’abord. Répondis-je, laissant déjà tomber les armes, posant ma tête contre lui.
Il prit alors son portable et alors qu’il composait le numéro, j’essayai à nouveau de prendre des initiatives. Il était assis, prenant sans même s’en rendre compte une pose lascive et virile. Qu’il était séduisant !
Je n’arrivais à penser à rien d’autre à part me coller à lui.
Alors qu’il attendait qu’on lui réponde, je me mis près de lui, hésitant.
Mais je ne pris que quelques secondes pour me décider. Lentement, je me baissai à la hauteur de ses désirs pour alors baisser légèrement son caleçon.
-    Attends…  s’exclama-t-il en posant le téléphone. Je vais t’aider au moins un peu.
Il redressa son bassin et sans plus de cérémonie, baissa son caleçon à ses genoux et reprit son portable en souriant. Sa main passa dans ma nuque, m’encourageant à commencer. C’était la deuxième fellation que j’allais lui faire et je comptais bien ne jamais lui faire oublier ce moment.
Je commençai également sans chipoter.
Ma main gauche passa autour de son dos tandis que de celle de droite, je me mis à lui caresser le
ntement une de ses cuisses. Je me mis alors à lui embrasser en premier lieu le nombril et descendis au fur et à mesure le long de son bas ventre. En arrivant à la naissance de son intimité, la main de Jonas se mit à passer sur mon dos en m’approuvant  ce que je faisais. Et alors que j’allais y aller directement, Jonas commença à parler au téléphone. Je repensai tout à coup à l’autre jour. J’avais trouvé une de ses faiblesses ; son oreille.

Langoureusement, oubliant ma honte, je me posai volontairement à califourchon, appuyant mon sexe contre le sien pendant que lui commençait la commande. Mes mains allèrent sous son t-shirt pour lui caresser son torse, insistant de mon pouce sur un mamelon tout en commençant à lui lécher le lobe de son oreille libre. Sa réaction fut immédiate. Il prit une grande respiration en collant son corps contre le mien, posant sa main directement dans mon boxer pour toucher mes fesses.
Le reste de la commande fut bien plus difficile, sa voix était tout à fait différente, il perdait tout le temps le fil de ses idées. Jusqu’à ce qu’il raccroche. Là, il jeta son téléphone et prit littéralement possession de ma bouche. Un baiser étouffant mais je le sentais excité comme jamais. Après quelques dizaines de secondes, il me lâcha pour enlever son t-shirt et au moment où il voulut enlever le mien, je l’arrêtai.
-    Qu’est-ce que tu fais ?
-    Thomas, j’adorerais que tu me suces mais là… J’ai une grosse envie de te prendre par derrière !




Suite du chapitre; partie 8:
Not alive without you: chapitre 10 partie 8[LUTRAAH]

Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

Tu veux la partie 1? clique ---> Not alive without you: chapitre 10 partie 1[LUTRAAH]


!!Attention, ceci est la partie 6!!

 


Pour toute réponse, je me tournai vers lui, et montai sur la table juste derrière moi. Jonas comprit par le son de la table, étant tous les deux complètements dans le noir. Être dans cette situation, ne sachant se voir m’excitait particulièrement. Imaginer les expressions, se focaliser simplement sur les sons me rendait encore plus envieux de lui.
Etant plus que détendu à présent, Jonas ne prit pas la peine de faire des préliminaires. Sa main se perdit juste quelques secondes entre mes cuisses avant de les écarter pour pouvoir s’installer entre elles confortablement. Il voulut prendre son sexe en main mais, très excité et ayant oublié toutes mes hontes, je le pris à sa place pour qu’il puisse me prendre à nouveau. Il rentra en moi doucement et commença directement ses coups de reins, qui me firent un effet dingue. J’entendais sa respiration prouver son excitation et sa manière de bouger assez rapidement montrait que cette situation l’excitait autant que moi. Le noir nous permettait d’avoir une surprise à chaque caresse, ne sachant où nos mains allaient sur le corps de l’autre, et lorsque je sentis la main de Jonas commencer à me masturber, des gémissements bien plus forts sortirent de ma bouche. Ses coups de reins étaient presque brusques, notre relation était à la limite d’être sauvage et cela me rendait complètement fou.
Je ne savais pas si la table allait supporter notre ébat mais nous nous en fichions totalement. Il n’y avait plus que notre excitation qui comptait et un besoin presque vital de la satisfaire, n’en pouvant plus après seulement quelques minutes. Je me rendis compte que j’étais encore plus sensible après avoir fait l’amour plusieurs fois de suite. Me sens étaient tous éveillés et à présent, je ressentais un extase pure et simple. Rien que la langue de Jonas dans mon cou me donnait envie de jouir encore et encore. J’avais l’impression d’être dans un état second, je ne savais plus vraiment ce qu’il se passait autour de moi. Jonas était en moi mais pas seulement par son sexe. J’avais l’impression qu’il se fondait en moi, par l’excitation, par le désir similaire que nous ressentions. Son sexe était au plus profond de moi et touchait cette part de moi qui avait éveillée tout à l’heure au point que je n’eus même pas le temps de le prévenir. J’eus une nouvelle fois un orgasme qui n’en finit plus. Je ne savais même plus si je gémissais fort ou pas, je ne sentais plus que mon corps exploser véritablement au point que je crus que j’allais m’évanouir. Ca ne s’arrêtait pas, je ne sus combien de temps ce moment dura exactement, et quand cette sensation était presque partie, elle revint un peu quand Jonas se mit à jouir à son tour en quelques coups de reins. Son cri fut plus rauque, plus brusque. Mais j’aimais ça. Et même énormément. Son côté bestial me donnait l’impression de ne pouvoir jamais m’arrêter d’avoir envie de lui. 
Jonas se retira de moi assez rapidement mais ne me lâcha pas. Ses lèvres vinrent se poser sur les miennes tendrement, ce qui contrastait complètement avec notre acte précédent.

Ce fut après plusieurs caresses et baisers que Jonas prit la parole en me prenant la main :
-    C’est rare quand je prends autant mon pied… Je suis crevé ! Il faudra vraiment qu’on se refasse ça plus souvent.
-    Je suis d’accord… dis-je en frôlant ses lèvres, sentant ses mains repasser dans mon dos et se collant à moi.
-    Tu es décidemment très étonnant comme mec.
J’émis un léger rire à l’entente de ce compliment et je ne pus m’empêcher de rougir légèrement. La fatigue remplaçant l’excitation, ma personnalité timide revenait de plus belle.
-    Je propose qu’on aille dormir maintenant… dit-il, devinant qu’il baillait par le son qu’il produisait.
Il tira gentiment ma main et arrivés à l’entrée de sa chambre, nous regardâmes l’état du lit. Il était clair que dormir dans ces draps était impossible. Jonas contenta de soupirer et préféra dire en allant vers une armoire :
-    On va aller dormir dans le canapé je crois…
-    Je peux… changer les draps si tu veux ? Après tout, c’est de ma faute…
-    Ta faute ? demanda Jonas en se tournant vers moi avec deux coussins, apparemment surpris.
-    Ben… répondis-je, à nouveau rougissant et mettant mes mains pour cacher au mieux mon intimité. C’est moi qui ai…
-    Joui ? Et moi, j’ai pas autant joui que toi peut-être ? On va laisser tout ça pour plus tard. Va prendre une douche, j’irai après toi.
Je passai rapidement en baissant la tête, tout à coup tout intimidé par la situation. Mais alors que je passais à côté de lui, je sentis la main de Jonas claquer doucement sur une de mes fesses. J’émis un hoquet de surprise en le regardant, rouge comme jamais alors que lui, nu comme un vers et montrant presque fièrement son intimité, riait de bon cœur. Il me fit un clin d’œil alors que je m’enfuyais pratiquement dans la salle de bain. Mais, maladroit comme jamais et intimidé au point que j’en oubliais où je marchais, je me pris le chambranle de la porte de plein fouet.
-    Thomas, ça va ? réagit aussitôt Jonas en faisant mine d’approcher.
-    Ca va ! m’écriai-je, feintant de ne pas avoir mal. Tout va bien… Je vais me laver !
Je courus presque à l’intérieur. Non pas par gêne, mais parce que je souffrais vraiment le martyre. Mon nez s’était cogné à toute volée contre le mur et la douleur était véritablement intense. Une fois seul, je pus grimacer, agiter mes mains, faire tout ce que je pouvais pour exprimer ma douleur silencieusement. Même une larme coula le long de ma joue…
-    Thomas… entendis-je de l’autre côté de la porte. Je peux entrer ?
-    Euh… Non. Tentai-je de dire normalement. Je… Je suis pas habillé !
Quelle remarque ridicule me disais-je après l’avoir dit. J’avais été à poil toute la soirée !
D’ailleurs, Jonas n’en prit pas compte et essaya d’ouvrir. Et bien sur, par le coup que j’avais reçu, j’avais oublié de fermer la porte à clef. Il put donc me voir dans un état très gênant. J’étais nu, ma main sur le nez, les larmes aux yeux et affichant clairement la souffrance que je ressentais.
-    Ca va pas… ?
-    Mais non ça va ! m’énervai-je bêtement. Tu le vois bien !
Il se contenta de s’approcher sans un mot, faisant comme si je ne l’avais pas agressé alors que moi, je m’en voulais déjà. Il me souleva légèrement le menton pour regarder si je n’avais rien alors que ma culpabilité me rongeait au point que je me sentis obligé de m’excuser.
-    Pardon… murmurai-je presque.
-    C’est rien… Tu veux que j’appelle Arnaud ?
-    Non, ça passe déjà un peu.
Et ce fut à ce moment-là qu’il se permit de rire de mon malheur.
-    C’est pas drôle… dis-je en lui tapant légèrement l’épaule, souriant malgré moi.
-    T’aurais du te voir… ! répondit-il, tout sourire. Tu t’obstinais à montrer que tu n’avais pas mal alors qu’à tes yeux, j’ai crus que tu t’étais cassé le nez.
-    J’ai l’art de faire toujours ce genre de choses…
-    Quoi ?
-    Me taper la honte… dis-je en baissant les yeux, rougissant.
-    Moi je dois avouer que ça m’excite…
A peine eussé-je le temps de remonter la tête pour le regarder qu’il colla déjà ses lèvres à moi en me plaquant contre l’évier. Sa langue vint toucher la mienne en une seconde, au point que je ne pus que répondre à son baiser sans réfléchir à ce qu’il venait de me dire. Ses mains vinrent se poser dans mon cou tandis qu’il approfondissait son baiser et alors qu’il partit en direction de mon cou, je me sentis à nouveau chavirer…
-    On va quand même pas recommencer…
Sans même prendre la peine de me répondre, Jonas descendit le long de mon torse, s’agenouillant devant moi en me faisant clairement comprendre ce qu’il avait l’intention de faire. Et malgré que j’étais éreinté par la nuit qu’on avait déjà passé, je ne pouvais m’empêcher de bander en sentant sa langue arriver à l’endroit ultime.

Jonas ne chercha pas à m’exciter davantage. Il savait déjà que je l’étais… Et ce fut donc sans plus de cérémonie qu’il prit mon sexe dans une main avant de commencer à me lécher les testicules de manière presque vulgaire tellement il se voulait provoquant. Mes joues s’empourprèrent à un point inimaginable mais je sentis en moi une sensation qui explosa littéralement dans tout mon corps. Une excitation que je n’arrivais pas à qualifier. Voir Jonas agenouillé devant moi et me lécher de cette manière, en me lançant des regards plus brûlants que tous les regards que l’on avait pu me lancer jusqu’à cette nuit, me donnait l’impression que  jamais je n’allais arrêter d’avoir envie de lui.
Il me fit une pipe qui me fit presque tomber par terre jusqu’à ce qu’au moment où je sentais le moment arriver de jouir, le moment où toute cette chaleur se rassemblait en moi pour sortir enfin de mon corps, Jonas arrêta et remonta vers moi brusquement pour s’écrier  sensuellement:
-    Prends-moi Thom !
Je fus obligé de lui demander de répéter, ma conscience étant trop éloignée pour me rendre compte de ses paroles. Il répéta comme je lui avais demandé et c’est à ce moment-là que je me rendis compte de la portée de ses paroles. L’impact fut tellement fort que j’en restais bouche bée et le regard fixé dans le sien pendant quelques secondes. Mon corps était d’un coup tellement tendu que même lui le remarqua. C’est sa manière d’arquer légèrement les sourcils qui me fit réagir. Je détournai le regard, ne sachant quoi dire…
-    Tu veux pas… ? demanda-t-il, surpris.
J’avais été rarement aussi embarrassé.
-    Je… commençai sans savoir ce que j’allais dire. Euh…
-    Ok… dit-il froidement, croyant que je ne voulais pas. Excuse-moi de t’avoir demandé…
-    C’est pas ça ! criai-je presque en le voyant s’éloigner.
-    C’est quoi alors ? Si t’as pas envie de me baiser, je te baise, la question est réglée.
-    Mais je vois bien que t’es énervé !
Jonas se contenta de soupirer. Il fallait que je lui dise ce que je pensais vraiment. Je savais qu’il allait mal réagir à ce que j’allais lui dire mais je le ressentais ainsi.
-    C’est pas mon rôle ! dis-je simplement.
-    Ton rôle… ?
-    Oui… mon rôle…. Répondis-je, rougissant à nouveau.
-    Et c’est quoi ton rôle ? Te faire baiser et c’est tout ? Ca vient de qui ça ?
Je baissais les yeux, ne sachant même pas prendre la défense de mon mari. J’entendis un léger rire ironique de Jonas, qui finit par répondre.
-    On sait de qui ça vient, évidemment… Mais tu vois, moi je suis pas ton cher mari alors, déjà, regarde-moi quand je te parle !
Je fis ce qu’il disait, mal à l’aise comme jamais. Son regard autoritaire et en colère me donnait envie d’aller m’enterrer dans un trou et de n’y ressortir que dans un millier d’année.
-    Ecoute Thom… commença-t-il. T’es un mec, ok ? T’as une queue, pas qu’un trou dans lequel des pauvres ratés viennent  se soulager ! Ca veut dire que toi aussi tu peux prendre des mecs et les baiser jusqu’à ce qu’ils ne sentent plus leur cul !
Ses paroles crues me transpercèrent littéralement le cerveau. Cela faisait des années que je me disais cela dans ma tête et pourtant, le fait de l’entendre me donnait l’impression d’enfin le comprendre. Peut-être qu’en effet, moi aussi j’avais le droit d’être en quelqu’un, de lui donner au lieu de recevoir.
Je me contentais de le regarder un moment, ne lâchant pas son regard. Lui aussi resta ainsi, sans bouger.
-    J’ai jamais pris personne… dis-je sans vraiment réfléchir, comme si je me l’avouais à moi-même.
Mais voilà, Jonas était là pour l’entendre. Et lui, ne s’attendait apparemment pas à ce genre de déclarations car il détourna le regard le premier.
-    Jamais ? demanda-t-il après un moment.
Je me contentai d’hocher la tête, à la fois honteux d’avouer une telle chose et soulagé.
-    Je t’apprendrais alors.
Et il sortir de la pièce sans un mot de plus. Je restai ainsi un moment, me demandant si j’avais rêvé cet instant. Je ne cessais de me poser une question : «  jusqu’où allions-nous allé ? ». Mais surtout, avais-je envie d’arrêter ?
A peine cette question était-elle posée dans ma tête que je préférais l’oublier. L’idée de prendre une telle décision m’était trop difficile pour le moment… Je contentais d’aller sous la douche, sans me poser plus de questions. Je revis Jonas revenir après quelques minutes, de nouveau un doux sourire à son visage et me rejoignit dans la douche. L’eau tomba sur son visage et il ne me fallut que ça pour avoir à nouveau envie de l’embrasser. Jonas était un véritable dieu de la séduction. Tout ce qu’il faisait était littéralement sexy, même les choses les plus stupides. A côté de lui, je n’étais décidemment pas grand-chose…
Je ne sais comment nous nous retrouvâmes à continuer ce que nous avions commencé. Jonas m’avait doucement soulevé et posé contre le carrelage, certes très froid. Il m’avait porté tellement facilement que j’en fus encore plus excité. Il entra à nouveau en moi, l’eau ne faisant qu’accentuer une fois de plus les sensations et nous fîmes l’amour ainsi. Il se déversa en moi, ne cherchant tous les deux à aucun moment à se retenir plus longtemps. Lui jouit en moi et n’ayant pas eu le temps de le faire, Jonas me masturba jusqu’au moment ultime.
Cette fois-ci fut vraiment la dernière de la nuit. L’heure était déjà avancée dans la matinée, nous voyions le ciel s’éclaircir, indiquant qu’il était sérieusement temps d’aller dormir. Ayant tous deux enfilés un pyjama, nous allions nous coucher dans le salon, le canapé étant bien plus confortable que je ne l’aurais pensé, ce qui me fit remarquer que j’étais réellement éreinté.
Je me couchai à ses côtés, une distance raisonnable nous séparant, et alors que j’étais à moitié assoupi, je sentis une main me caresser le visage. J’ouvris  légèrement les yeux, et remarquai que Jonas me regardais en train de m’endormir. Trop fatigué, je ne sus y prêter plus d’attention mais en vérité, j’aurais du. Son regard exprimait plus de choses que je n’aurais voulus qu’il exprime un jour…

Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

!!Attention, ceci est la partie 5!!


Rapidement heureusement, il le mit en moi et commençai de suite à faire des vas et viens qui me firent pousser des soupirs de plaisir. Je m’accrochai aux draps et faisant aller mon bassin presque aussitôt, le plaisir d’avoir quelque chose en moi me rendant incontrôlable malgré que j’étais le seul à en avoir. Les yeux fermés, je me contentai de garder en mémoire chaque sensation que je ressentais, gémissant plus fort quand sa langue venait se perdre sur mon corps en même temps que le gode se trouvait au plus profond de moi. Ce fut au bout d’un moment que je sentis en effet ce bouillonnement qui montait de plus en plus. Un véritable émoi empara tout mon corps, je n’arrivais plus à contrôler le moindre de mes gestes ou de mes bruits. Je me rendais compte que je bougeais beaucoup, je n’arrivais pas à rester sans bouger tellement l’émotion était forte, je ne savais pas quoi faire de mes mains qui s’accrochaient désespérément là où elles pouvaient, ne pouvant malheureusement pas toucher Jonas qui, je le savais, mettait tout son cœur à l’ouvrage.
La jouissance montait, montait, montait jusqu’à ce que n’en pouvant plus, je me permis de jouir. Seulement cela dura un temps que je croyais n’avoir jamais duré aussi longtemps. Je criai le nom de Jonas plusieurs fois jusqu’à jouir presque sans voix tellement le plaisir était fort.
Je dus prendre de longues secondes avant de m’en remettre. Je transpirais déjà beaucoup mais je n’étais surtout pas satisfait. Malgré l’orgasme que j’avais eu grâce à Jonas, j’avais encore envie de lui et apparemment, vu son état quand j’ouvris les yeux, il ressentait la même chose…
Il me mangeait littéralement des yeux au point que je me sentais comme une petite chose sans force à un point tel que j’avais presque peur de ce qu’il allait me faire.
Il se mit au dessus de moi en souriant et dit en approchant ses lèvres des miennes :
-    Tu me fais bander à mort… T’étais tellement sexy !
Je sursautai tout à coup quand son pénis toucha ma peau, lui ne se gêna pas à se moquer de moi, pouffant de rire.
-    Rigole pas ! m’exclamai-je, rougissant. Je pensais pas que tu étais si…
-    Excité ? demanda Jonas en se mordant la lèvre et posant son front contre le mien.  Si tu savais à quel point… Te voir en plein orgasme… Je trouve même pas les mots.
-    Couche toi. Dis-je tout à coup, voulant tenir ma promesse.
-    Pourquoi ? Tu crois peut-être que je vais dormir maintenant ? Faut pas rêver !
-    Tu m’as demandé d’être plus… entreprenant, non ?
A peine eussé-je terminé ma phrase que Jonas se mettait déjà sur le dos. Il mit ses bras derrière la tête, bandant comme jamais. J’étais un peu impressionné par l’impatience de Jonas. Je savais qu’il attendait beaucoup de moi, mais j’étais stressé et j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Je voulais vraiment de tout cœur le faire grimper aux rideaux comme il me l’avait fait, malheureusement il attendait surement beaucoup de moi et de mon côté, je n’étais pas capable d’exciter quelqu’un comme il me l’avait fait un peu plus tôt.
Je préférai me débarrasser d’une partie de mon stress – l’autre ne pouvant partir- et me mit donc au dessus de lui, son pénis se frottant contre le mien me rendant à nouveau horriblement excité. Lentement, je me mis à lui embrasser les mamelons, approfondissant l’acte petit à petit en bougeant le bassin. Il suffit de ça pour que Jonas n’en puisse plus, il gémissait et murmurait mon nom doucement, sa main se perdant dans mes cheveux et mon cou.
-    Thomas… dit-il après un bon moment. J’en peux plus. Il faut que je te prenne, je peux plus me retenir !
Il voulut reprendre le dessus, certainement trop pressé mais je le repoussai gentiment, voulant aller jusqu’au bout cette fois. J’avais envie de tout cœur de faire jusqu’au bout ce que j’avais prévu de faire. En une petite minute, j’avais à nouveau Jonas en moi. Je ne savais plus exactement depuis combien de temps il ne m’avait plus pris mais je me rendis compte tout à coup à quel point ça m’avait manqué. Les mains de Jonas se posèrent sur mes cuisses aussitôt et il bougea déjà le bassin pour que je commence à faire de même. Ce que je fis. Gêné qu’il regarde mon corps de cette manière, je commençai à faire ce dont il avait envie en me couchant un peu sur lui. Jonas profita pour m’embrasser avant de s’aller à gémir comme il en avait envie. Je ne l’avais jamais vu exprimer son plaisir comme ça. Peut-être était-ce parce qu’il n’avait finalement rien à faire car de mon côté, je gémissais beaucoup moins, concentré pour lui donner un maximum de plaisir.
Je dus avouer que le fait qu’il soit à ma merci me plaisait énormément. Même si nous l’avions déjà fait dans cette position, j’avais l’impression que c’était différent cette fois. Une sorte de déclic s’était produit en moi, confirmant cela par un déhanchement bien plus érotique que bien entendu, Jonas apprécia tout particulièrement.
Je me mis à bouger d’une manière différente. Mon bassin ondulait de manière plus séductrice, plus coquine. Je me redressais au fur et à mesure jusqu’à, à califourchon, je me laisse aller totalement. En bougeant lentement, je jetai ma tête en arrière et fermai les yeux, au summum de mon plaisir au point que j’en oubliais presque les gémissements de Jonas. Mais celui-ci se redressa à son tour, ce qui changea les sensations. Je posai à nouveau les yeux sur lui, qui semblait être exactement dans le même état que moi. Ses yeux reflétaient un désir et une excitation que je n’aurais jamais su décrire. Sa bouche entrouverte donnait envie de mettre un terme à cette distance, si courte pourtant. Ce que je fis. Je me jetai presque sur ses lèvres, l’attirant contre moi le plus possible. Mes mouvements s’arrêtèrent un moment, nous ne faisions plus que nous embrasser et pourtant, cela suffisait. Sa langue était chaude, délicate, qui m’emplissait d’un confort qui masqua un moment l’impatience de l’excitation. Jusqu’à ce que la main de Jonas se posa sur mon sexe durement gonflé, au bord de la jouissance qu’il se mit à caresser comme pour me faire comprendre qu’il voulait que je continue à bouger.
-    Thomas… murmura-t-il dans un gémissement en bougeant légèrement le bassin.
Continue. Tu t’en sors très bien, je tiendrais plus longtemps.
-    Moi non plus… Je vais jouir Jonas, c’est trop bon. Répondis-je difficilement, dans un déhanchement prononcé.
Je fis coucher Jonas en m’abaissant vers lui, les mains posées sur les draps, des deux cotés de sa tête. Les siennes se posèrent sur mes fesses, bougeant du bassin et m’excitant davantage jusqu’à ce que je remarque à son expression qu’il allait jouir. Sa respiration était saccadée, et ses membres commençaient légèrement à trembler. Jonas était en plein orgasme et rien que cela me fit jouir. Je me couchais presque sur lui, et fis quelques derniers vas et viens qui me firent presque crier ma joie. Ma tête contre son épaule, je sentis sa semence se répandre en moi dans un ultime gémissement de sa part, me donnant une impression d’abandon total de mes hontes, de mes souvenirs, de moi-même.
Nous restâmes ainsi un long moment, dans les bras l’un de l’autre et sans un mot. Son pénis était toujours en moi, et pourtant, cette situation me plaisait particulièrement. Sa main gauche parcourait mon dos, laissant une chaleur sensuelle à chaque passage.
-    C’était bon…souffla-t-il doucement après un temps. J’adore quand t’es comme ça. T’es tellement chaud que ça me donne envie de recommencer encore une fois.
-    Encore ? demandai-je en me redressant légèrement, voulant voir s’il se fichait de moi.
-    Pas toi ?
Sa main massa aussitôt doucement une de mes fesses. Même si je commençais à être fatigué, savoir qu’il avait autant envie de moi me rendait heureux comme jamais. A voir son regard et son sourire, je compris qu’il ne plaisantait pas du tout.
-    T’as pas envie ?
-    Attends au moins une minute.. dis-je en rigolant. Laisse-nous le temps de reprendre notre souffle.
-    C’est vrai que t’as beaucoup donné cette fois-ci. Comme jamais d’ailleurs. C’était très chaud… Tu étais très chaud…
-    Je t’ai vu avoir un orgasme… dis-je en posant mon front contre sa joue, souriant.
-    Enorme.
-    Je t’avais dit que j’étais génial au lit…
-    Te vante pas trop… J’attends de voir si ce n’était pas que la chance du débutant.
-    Oh ! criai-je en me redressant vivement.
Jonas se mit à rire à mon air faussement vexé.
-    Je ne sais pas ce qui me retient de te… commençai-je pour continuer ensuite une autre phrase, ne sachant de toute façon quoi lui faire. Je dois être vexé parce que tu crois que j’ai eu de la chance ou parce que tu crois que je suis un débutant.
-    Je sais pas, à toi de voir…
Je pris alors ses mains que je lui mis au dessus de sa tête et ne sachant où j’avais mis ma gêne pour faire cela, je me mis à bouger lentement à nouveau contre son sexe.
-    Je vais te punir… lui dis-je, tout de même timidement.
-    Et comment… ? demanda Jonas en relevant la tête pour frôler mes lèvres.
Alors, je le lâchai et me redressai pour m’assoir sur le bord du lit. Me levant, je lui dis en rigolant :
-    En te laissant comme ça…
Jonas regarda son sexe à nouveau en érection, et reposa ensuite sur son regard sur moi en souriant. Quand il se releva pour vouloir m’attraper, je me mis à courir pour sortir de la chambre. Je m’enfuis dans le noir de la maison et alors que je croyais que Jonas allait allumer pour me retrouver, je l’entendis marcher doucement dans la maison, rentrant dans mon jeu. Il m’appelait lentement, à ma recherche jusqu’à ce que je me prenne dans mon propre piège. Je shootai sans faire exprès dans la table, jurant trop bruyamment.
-    Je t’ai eu ! cria-t-il en me prenant possessivement par la taille.
Une de ses mains glissa aussitôt jusqu’à mon sexe pour le caresser intensément. Je posai ma tête sur son épaule, abandonnant depuis un moment ma « punition », remis complètement de notre ébat précédent.
-    On reprend ça… ? chuchota-t-il dans mon oreille, laissant par son souffle, parcourir un frisson le long de ma colonne vertébrale pour arriver dans mes reins, ultra-sensibles ce soir-là…


Suite de l'histoire; partie 6: Not alive without you: chapitre 10 partie 6[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

!!Attention, ceci est la partie 4!!


Seulement, il me rejoignit aussitôt et se mit au dessus de moi, presque à m’écraser en me tenant les mains pour que je ne me débatte pas. Il rigolait de ma gêne et moi je ne pouvais que l’accompagner en l’entendant me demander sans arrêt lequel j’avais utilisé. Mais alors que je croyais qu’il allait laisser tomber, il se mit tout à coup à me chatouiller. Je tentai de me défaire de ses mots mais rien n’y faisaient, il avait une force que j’avais rarement vu à part chez Quentin.
Je rigolais tellement que je m’étranglais presque. Je le suppliais d’arrêter mais il prétendait à chaque fois que tant que je n’avouais pas, il continuerait. Alors, j’ai laissé tomber :
-    D’accord, d’accord, je vais te le dire ! tentai-je de dire tout en rigolant.
-    Promis ? demanda-t-il en s’approchant brutalement de mon visage.
-    Oui… répondis-je, rougissant à nouveau.
-    Alors… ?
Il se mit face à moi, les yeux ronds à attendre. Je sentais une pression me prendre l’estomac, je n’osais pas le dire… Et pourtant, quand je tenais mes promesses, je les tenais.
-    Alors ? répéta Jonas.
-    Le gode !
Je le poussai brutalement et me retournai sur le ventre, me mettant presque en boule pour ne pas qu’il me regarde. Je rigolais mais en même temps, j’avais tellement honte que je n’osais pas me montrer. Je n’entendis rien pendant quelques secondes, et j’entendis subitement Jonas éclater de rire. Tellement que je  crus qu’il se fichait de moi.
-    Arrête ! C’est pas drôle ! dis-je en me resserrant sur moi-même.
-    Mais bien sur que si !! Je m’attendais pas à ça. Je ne savais pas que t’étais comme ça.
-    Comment ? demandai-je en me redressant. Coincé et fermé à tout ?Je ne suis pas comme ça !
Je voulus me lever, à présent un peu choqué. Je ne voyais pas pourquoi tout le monde me prenait pour quelqu’un de si coincé. J’étais loin de l’être. J’adorais le sexe, presque toutes les positions alors que l’on me dise ce genre de chose m’énervait extrêmement.
Jonas me prit subitement la main et je ne pus qu’être assis sur le bord du lit. Il me dit aussi vite :
-    T’es loin d’être coincé, sinon j’aimerais pas autant baiser avec toi. T’es super chaud au lit, je le sais. T’énerves pas comme ça. J’ai juste envie que tu sois un peu plus entreprenant, mais j’ai bien vu que ça changeait alors fais pas une crise pareille…
-    Tu veux que je le fasse ?
-    Quoi ?
-    Prendre des initiatives..
-    Ca me semble évident !
-    Je ne l’ai jamais fait parce qu’on m’a jamais permis de le faire.
-    Avec moi, tu peux te lâcher… Je ne demande que ça. Je veux que tu me sautes dessus. Dit-il d’une toute autre manière.
Je le regardai cette fois, sans aucune gêne. Je tentai de comprendre le regard qu’il me lançait, le voyant s’éclaircir par les éclairs encore présents.
A présent, je me sentais capable de le faire et sans réfléchir plus loin, je lui sautais dessus comme il en avait envie. Il ne s’y attendait absolument pas, et je fus le premier à être surpris quand je remarquai que je le poussai violemment vers l’arrière. Seulement, cela ne se passa pas comme je l’avais prévu. Jonas, surpris, se laissa faire et se cogna d’une force incroyable contre la tête de lit.
-    Aaaaouw ! cria-t-il. Putain, ça fait mal !!
-    Jonas !! Je suis désolé, je voulais pas ça… Je voulais… Excuse-moi ! Ca va ?
-    Ouais… répondit-il en faisant la grimace et frottant sa main sur son crâne.
-    Tu veux de la glace ? T’as besoin de quelque chose ? Je dois appeler Arnaud ?
-    « Salut Arnaud, tu veux bien venir, je crois que j’ai explosé le crâne de Jonas en voulant prendre des initiatives pour une partie de jambe en l’air… » Je crois pas que tu voudras… Et puis, ça ne sert à rien. Ca va déjà mieux.
Il sourit et voyant bien qu’il jouait la comédie pour ne pas m’affoler, je ne pus que reculer de lui. Je me sentais tout à coup tellement nul que j’avais envie de m’enfuir loin d’ici. J’avais envie qu’il m’oublie et qu’il ne se rappelle pas de ce mec complètement nul au lit et en plus psychopathe.
-    Désolé… dis-je en baissant la tête.
-    C’est pas grave… Ca arrive à tout le monde !
-    Non… Pas aux vrais mecs. Je suis vraiment nul…
-    Arrête ça, ça m’est déjà arrivé plein de fois ce genre de truc.
-    Ah oui, et quand ?
Il réfléchit un moment et apparemment gêné pour moi, il finit par répondre avant de se mettre à rire :
-    En fait, je crois que non…
-    Tu vois… Tu devrais simplement me baiser un coup, je suis bon qu’à ça.
Je me couchai tout à coup démoralisé et découragé. Moi qui avais eu envie toute la soirée, même encore après m’être soulagé, tout était maintenant refroidi. J’avais eu envie que Jonas me prenne sans arrêt toute la nuit et finalement, je me retrouvais comme un con après lui avoir fait mal.
-    Qu’est-ce que tu sais faire ? demanda-t-il en se couchant presque sur moi, posant son menton sur mon épaule.
-    Je sais rien faire à part me faire baiser..
-    Arrête ce jeu de victime, c’est pas avec moi que tu dois faire ça. Moi je veux qu’une chose, c’est que tu baises avec moi… Si je voulais que tu fermes ta gueule, je me contenterais d’un mec en boite.
-    Je sais embrasser... Et… tailler des pipes.
-    Dis donc, tu parles bien crûment tout à coup.
-    Pardon…
-    Je plaisante ! J’adore… Continues, ça m’excite quand tu parles comme ça.
Sa bouche s’approcha tout à coup de mon cou et il se mit à lécher le lobe de mon oreille avant de reprendre :
-    J’ai adoré quand tu m’as fait ça… Ca m’a fait un effet dingue. Tu recommences ?
Je le vis alors se mettre sur le lit à côté de moi, attendant ma réponse. Il n’y avait que moi qui pouvais décider maintenant si je prenais ou non des initiatives… Et à présent, il était temps de le faire. Lentement. Mais au  moins je le faisais.
Je me tournai vers lui et me redressai à nouveau. Quel cinéma pensai-je. Heureusement, Jonas était quelqu’un de patient car je faisais un mélodrame pour chaque petite chose qui ne tournait pas dans mon sens. J’étais plus égoïste que je ne le pensais. Jonas, lui, pensait à mon bien-être et à ce que j’avais envie, et une fois qu’il s’agissait de ce qu’il avait envie, je fuyais. Fuir avait toujours été ma deuxième vocation. Faire face aux choses était généralement trop dur.
Je me devais à présent d’être différent avec lui. S’il faisait des efforts pour moi, je devais au moins lui offrir ce qu’il voulait quand nous couchions ensemble.
Sans un mot, je me mis à califourchon sur lui et entourai mes bras autour de son cou. Jonas attendait, sans rien faire mais je le savais très curieux de la suite, un léger sourire s’affichant sur le coin de ses lèvres. Je lui rendis son sourire, plus expressif de mon côté et légèrement rougissant, j’ôtai son t-shirt de pyjama. Revoir sa peau nue me fit un effet auquel je ne m’attendais pas. La très faible lumière rendait ses pectoraux encore plus musclés, l’étant déjà bien assez à mon gout, ce qui fit monter une excitation que j’avais du mal à ne pas montrer. Jonas, cette fois-ci, fit la même chose pour moi et cela fait, nous nous jetâmes presque l’un sur l’autre. Je me collai à lui plus intensément et retrouvai sa langue avec un plaisir inimaginable.
Après un moment, ses mains déjà en train de me caresser les fesses à même la peau, il se décolla de moi pour reprendre sa respiration. De mon côté, j’avais un mal fou à me retenir. A peine était-il éloigné de moi, que j’en redemandais déjà. Il me sourit tandis que j’embrassais ses lèvres, profitant également pour respiration comme je le pouvais.
-    Ca te dirait qu’on pimente un peu ? demanda-t-il tout à coup.
Pour bien lui faire sentir mon impatience à faire ce genre de choses maintenant, je me contentai de gémir en m’accrochant à lui et frottant légèrement mon intimité contre la sienne.
-    Aller… J’ai envie de voir ce que t’as fait tout à l’heure…
-    Non ! dis-je brusquement en me reculant.
-    Pourquoi ? répondit-il également dans un gémissement plaintif. C’est excitant, j’ai envie de regarder.
-    J’ai fait ça parce que… je n’avais pas le choix, c’est tout. Je ne suis pas comme ça.
-    Comment ? Tout le monde fait ça !
Sans attendre ma réponse, il se leva en me poussant gentiment. Je me contentai de le regarder se diriger vers le tiroir, en me rendant compte maintenant que la lumière était allumée et que je n’étais pas aussi pressé que tout à l’heure à quel point il était rempli.
-    T’as envie de quoi ? J’ai de tout…
Finalement, je me levai pour le rejoindre et m’accroupi devant le tiroir. Peut-être avait-il raison. Ca allait peut-être nous exciter davantage et rendre le moment encore plus inoubliable. Il jeta un regard sur moi en souriant, plus coquin que jamais.
-    Qu’est-ce que tu penses de ça ? demanda-t-il en prenant un simple gode en main.
-    Banal… répondis-je, légèrement rougissant.
-    T’as raison.
Il balança par terre et retourna à sa contemplation. Je regardai par la même occasion les différents dvd qu’il avait, me disant qu’on ferait ça plus tard.
-    J’ai trouvé.
Il sortit une sorte de gode que je n’avais jamais vu.
-    C’est un Aneros. Ca te dit ?
-    C’est un simple gode… dis-je un peu déçu.
-    Ca vient directement te stimuler la prostate. C’est pas qu’un simple gode, non.
Je le pris en main et le regardai pendant un moment jusqu’à ce que je le sente s’approcher de moi avec un regard qui voulait clairement dire qu’il me voyait déjà avec ça dans les fesses. Je finis par sourire timidement et le lui tendit à nouveau. Il me tira alors brusquement la main et après quelques secondes seulement, je me retrouvai couché, le bas de mon pyjama baissé et Jonas en train de me lécher avidement les testicules. Pendant qu’il me faisait plaisir, je lui repris ce « jeu » des mains et le regardai. Il avait un style particulier, j’étais curieux de savoir quelles sensations cela pouvait faire. Il était assez étroit mais qui sait… Je finis par prendre le lubrifiant qui se trouvait sur la table de chevet et éteins à nouveau la lumière tandis que le plaisir montait déjà en le sentant me sucer.
Le noir encombra la pièce et le fait de ne rien voir le temps de m’habituer m’excita davantage. Il n’y avait que la sensation qu’il me procurait qui me prouvait que je n’étais pas seul.
Après quelques minutes, m’étant habitué à l’obscurité, je vis Jonas se redresser et venir à mes lèvres un moment. Il s’était apparemment déshabillé, bandant déjà.
Il prit le gode en profitant de caresser mes doigts, rougissant à nouveau comme un imbécile avec son regard. Nous n’entendions plus ni l’orage, ni les éclairs ni les vagues. Nous étions entrés dans une bulle excitante, impatiente et je n’avais qu’une hâte, que cela se fasse encore plus intense.
Le voir enduire le gode en faisant des gestes bien explicites en me regardant fixement me fit bander à un point inimaginable. Je me mordis la lèvre, n’en pouvant plus…
-    Ecarte les jambes… dit-il d’une voix qui me rendait aussi faible qu’un agneau.


Suite de l'histoire; partie 5: Not alive without you: chapitre 10 partie 5[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

!!Attention, ceci est la partie 3!


Il soupira, hésita à décrocher mais finalement se résigna, agacé :
-    Allô ? déclara-t-il froidement, montrant clairement que ça devrait être important ou alors qu’il raccrochait.
Je repensai à son petit jeu auquel il voulait que je participe. Je m’amusai donc à passer mes mains très près de son entre-jambe et commençai à lécher le lobe de son oreille gauche. Je le vis réagir aussitôt, apparemment ayant trouvé un point très sensible. Il bougea légèrement la tête et sa main libre vint se poser sur ma tête pour que je ne m’arrête pas.
-    Bon, j’ai pas le temps là, j’ai dit que je venais pas à la boite ce soir. Je suis super occupé là… dit-il en tentant de prendre une voix normale.
Sans prêter d’attention à sa conversation, j’ouvris mon pantalon avant de prendre sa main pour la poser sur mon sexe. Je ne pouvais déjà plus attendre. Je ne savais pas si c’était parce que je n’avais plus couché avec lui depuis un petit moment mais je ressentais un manque vraiment pesant !

Malheureusement, Jonas se redressa brusquement, enlevant sa main par la même occasion en criant :
-    Quoi ? Quelle belle bande de petits enfoirés ! Ca va chier pour eux, j’arrive !
Il raccrocha en s’énervant encore plus et me repoussant doucement. Il se releva et remit de l’ordre dans ses vêtements ainsi que sa veste tout en m’expliquant :
-    Une banque de petits cons a tagué une façade de la boite. Ils ont été coincés par les flics, faut vraiment que j’y aille.
Il se tourna tout à coup vers moi et fis une tête qui voulait clairement dire qu’il avait pitié de moi. Mon état était-il si flagrant ?
-    Je suis désolé… rajouta-t-il. Ca m’agace autant que toi. En plus, tu y mettais vraiment du tien cette fois… Ca me rend malade de te voir avec ce regard et ton jean ouvert. Surtout avec l’état de ce qu’il y a dedans.
-    Reste, s’il-te plait ! répondis-je vivement.
Je savais que c’était égoïste de demander ça avec ce qu’il s’était passé mais je ne pouvais pas m’en empêcher. C’était plus fort que moi. Cette fois, j’étais persuadé que je voulais aller jusqu’au bout avec lui.
-    Thomas… dit-il en s’asseyant à mes côtés et me regardant. Je ne peux vraiment pas. Il va falloir que tu te soulages tout seul. On recommencera une prochaine fois mais crois-moi que si ce n’était que moi, je serais déjà en train de te sucer. Et te voir ainsi, ça rend les choses encore plus dures…
Je baissai le regard directement, honteux.
-    Désolé…
-    Va voir dans la chambre. Le dernier tiroir de la garde-robe, ça te feras patienter.
Sans un mot de plus, il me laissa seul. Le bruit de la porte me frustra plus que je ne l’avais prévu et décidai d’aller voir ce fameux tiroir pour essayer de me changer les idées. Une idée pour me faire débander, voilà ce que je devais avoir ! Je me levai vivement et courus presque jusqu’à la chambre et tenant mon pantalon pour ne pas qu’il tombe, encore ouvert, la chemise et tout mon corps dans un état lamentable.
J’ouvris le tiroir et le lâchai aussitôt pour me reculer légèrement.
S’il y avait bien une chose que je n’imaginais pas de Jonas c’était bien ça. Mes joues prirent feu et mes yeux défilèrent d’un côté à l’autre.
Un nombre de godes que je ne pouvais imaginer était là, devant moi, ainsi que des films pornos. Alors, Jonas Delas était quelqu’un de plus passif que je ne le pensais. Je le voyais comme un homme tellement actif qui ne se faisait jamais prendre mais apparemment, je m’étais bien trompé. Il y en avait de toutes les tailles, certaines que je ne pensais pas qui existait jusqu’à maintenant. Les films, eux, étaient de toutes les sortes.  Je me mis à regarder sans trop réfléchir…. Il y en avait pour tous les gouts. Des softs comme des hard. Je n’arrivais à y croire… J’étais là, en train de bander, à regarder la « collection » de Jonas dans ce tiroir. C’est au bout de quelques minutes que je me mis à rire lentement… Je m’imaginais tout à coup Jonas s’exciter tout seul devant la télévision, à s’enfoncer ces…  Ce fut en y pensant que je rougis encore plus et encore plus étonnement à bander plus. Je compris maintenant qu’il m’avait dit ça juste pour se foutre de moi. Il n’avait eu qu’une idée en tête, c’était de m’exciter davantage et de me frustrer encore plus. Je ne sus ce qu’il me prit, mais je m’emparai du premier gode qui me vint sous la main, le lubrifiant à côté et fermai le tiroir.
****
Il était maintenant 2h00 du matin. Je n’avais presque pas fermé l’œil… J’avais passé très peu de temps à me « soulager » mais beaucoup de temps à faire en sorte que Jonas ne le sache jamais. J’avais tout rangé comme je pouvais, priant pour qu’il ne m’en veuille pas s’il venait à l’apprendre. Peut-être n’avait-il pas pensé à ce que j’en utilise un et qu’il m’en voudrait s’il savait que je m’étais enfoncé un de ses godes en moi. J’avais tellement honte… Des pulsions pareilles ne m’arrivaient presque jamais, je ne savais pas ce qu’il m’avait pris. J’avais eus tellement envie de lui que je crois que je me serais contenté de simplement me masturber et me mettre quelques doigts. Et en voyant ces objets qui avaient la capacité d’aller beaucoup plus loin, je les avais pris. Sans savoir s’il le voulait bien…
Cela faisait trois heures que j’étais au lit, mais je n’avais dormi peut-être qu’une heure ; un terrible orage éclatant vers minuit. Il n’y avait plus d’électricité depuis un moment et je pouvais voir les éclairs énormes à travers les rideaux. Je les avais ouverts pour regarder, ne pouvant de toute façon pas dormir avec le bruit qu’il faisait. Et puis, même si j’avais un peu de mal à me l’avouer, je m’inquiétais énormément pour Jonas. L’orage était devenu dangereux, j’avais peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Mais je ne voulais pas non plus l’appeler, de peur de me faire passer pour quelqu’un de trop collant.
Ce fut vers 2h30 alors que le temps ne s’arrangeait pas du tout que j’entendis du bruit. La porte de la chambre s’ouvrit lentement et alors que j’allais l’appeler, je l’entendis se cogner sur quelque chose et murmurer une injure.
-    Je ne dors pas… dis-je pour lui éviter tout un cirque jusqu’au lit.
-    Je t’ai réveillé ?
-    Non, je ne  dormais pas à cause de l’orage et…
-    Et ?
-    J’attendais que tu rentres… avouais-je.
-    C’est gentil... répondit Jonas après avoir émis un léger rire.
-    Ca été ?
Jonas répondit, tout en se couchant à mes côtés, apparemment déjà changé :
-    Oui… Ce sont des petits gamins de 15 ans qui se sont amusés à tagué des « pédales », « pédophiles » et compagnie sur le mur… mais demain, ça devrait déjà être parti. Ils ont de la chance que je ne porte pas encore plainte contre eux, sinon leurs parents paieraient cher. Et puis, plusieurs problèmes s’en sont suivis dans la boite… Il y a des journées comme ça où on ferait mieux pas de se lever. Enfin bref… Je suis crevé.
Après un temps, il reprit :
-    Et toi ? Ca été la soirée ?
-    Oui… dis-je doucement, n’osant pas aborder le sujet et ayant surtout peur que lui se mette à en parler.
-    Soulagé ? demanda-t-il d’une toute autre manière.
Je ne sus quoi répondre. Devais-je lui en parler ou ignorer ? J’opterai pour la deuxième solution. Mieux valait que j’ignore complètement cette pulsion complètement stupide et abjecte.
-    Tu t’es branlé ou t’as préféré ouvrir le tiroir ?
Je remerciai Dieu qu’il me pose cette question quand il n’y avait plus d’électricité car je me mis à rougir brutalement.
-    T’as ouvert hein… T’en as fait usage ? rajouta-t-il après un petit temps. Je parie que t’as pas osé !
Mon réflexe fut de me tourner vers la fenêtre. Je n’osai pas regarder l’ombre de son visage changer, devinant alors qu’il sourirait. Je ne voulais pas qu’il le sache, j’avais trop honte de ce que j’avais fait. Je m’étais branlé et je m’étais enfoncé un objet en moi… Même s’il y avait beaucoup de gens qui le faisaient, je ne trouvais pas que l’on devait s’en vanter. C’était quelque chose de honteux et un peu ridicule… Se jeter sur un objet simplement parce que je n’avais pas Jonas pour me soulager, ce n’était pas mon genre. Je le sentis bouger tout à coup du lit et s’approcher de moi. Il prit une voix étonnée et apparemment ravie, chose qui me rendit encore plus gêné de la situation :
-    Ma parole Thomas !! T’en as utilisé un ? T’as regardé un des films ?
-    Non ! criai-je en tirant les couvertures vers moi pour me cacher au maximum.
-    Non pour laquelle ? Je sais que t’en fait un des deux, mais va savoir lequel. Le gode ? Non… Je t’imagine plus en train de regarder un film de cul en te branlant…
-    Arrête !
Cette fois-ci je me mis en dessous des couvertures, je ne pus plus tenir une seconde avec le regard de Jonas posé sur moi.

Suite de l'histoire; partie 4:  Not alive without you: chapitre 10 partie 4[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

!!Attention, ceci est la partie 2!!


Ce fut un samedi soir, alors que j’avais passé la fin d’après-midi seul que je le vis rentrer, apparemment assez énervé. Ses sourcils étaient froncés, ce qui formait une légère ride sur son front que je trouvai malgré mon inquiétude, assez attirante.
Il vint sans un mot s’affaler à côté de moi dans le divan. Il desserra sa cravate et soupira, jusqu’à ce que, sans que j’eus le temps de dire quoi que ce soit, il tourna la tête et me toisa en approchant sa main de moi rapidement. Sans même chercher à faire de sous-entendus, sa main se mit directement à me caresser entre les jambes. Je voulus l’enlever, ne comprenant pas sa réaction mais alors je le faisais en prononçant son nom, Jonas enleva sa veste et me coucha pour se positionner entre mes jambes, m’embrassant d’une façon désespérée et excitée à la fois.
-    Jonas.. tentai-je de dire en me débattant un peu. Arrête ! Qu’est-ce qui te prends ?
-    J’ai envie de toi ! Laisse-toi faire, tu aimeras, tu verras.
Cette phrase me donna un frisson. Non pas de plaisir mais de peur. Je repensai aussitôt à tous ces hommes qui m’avaient dit ce genre de phrase et j’étais tellement étonné que cela sorte de la bouche de Jonas que je restai bête un moment. Je restai là, à sentir sa bouche me lécher le cou et ses mains parcourir sensuellement mon corps jusqu’à ce que je reprenne conscience de l’évènement et que je le poussai à nouveau plus violemment. Mais encore une fois, j’étais avec un homme qui avait bien plus de force que moi…
Après un temps, je commençais à pleurer, ayant perdu tout espoir pour qu’il arrête et suppliai une dernière fois. Ce fut à ce moment qu’il sembla quand même réaliser du mal qu’il me faisait. J’étais mort de peur, j’étais persuadé que j’allais devoir revivre ce que j’avais déjà du supporter mais heureusement, il recula en se rendant compte de ce qu’il était en train de faire.
Je me redressai alors vivement et remarquai qu’il avait déjà ouvert son jean. Alors il était vraiment sur le point de me violer !
Je ne pus m’empêcher de le gifler de toutes mes forces avant de me lever pour tenter de m’enfermer dans la chambre. Seulement, Jonas me rattrapa assez tôt et m’empêcha de fermer la porte.
-    Qu’est-ce que tu fais ? hurlai-je en reculant dans la chambre.
Sans me répondre, Jonas me prit dans ses bras et me serra fort. De mon côté, je ressentais ça comme une agression supplémentaire et tentai de me défaire de son emprise. Je tremblais. Je ne savais pas qu’une telle situation allait nous arriver un jour.
-    Je suis désolé. Dit-il sincèrement, me serrant encore plus fort en sentant que je me débattais.
-    Pourquoi tu m’as fait ça ? J’ai eu peur Jonas !
-    Je n’ai pas réfléchis… dit-il en enfouissant son visage dans mon cou tandis que je cessais tout mouvement, à bout de souffle.
-    Qu’est-ce que tu as ? Tu es revenu dans un état…
-    Je suis allé voir ma mère. Je n’en peux plus qu’elle attende son fils de 5 ans…
-    Jonas… me contentai-je de dire sans savoir comment réagir.
-    Ne dis rien ! s’exclama-t-il vivement. S’il-te plait… Reste comme ça, juste un peu.
Pour toute réponse, je lui pris la main lentement et l’amenai jusqu’au salon et voulus reprendre ce que nous aurions du faire au début. Je le fis s’assoir et m’assis à mon tour.
-    Mets ta tête sur mes genoux.
Sans un mot, il m’obéit. De mon côté, je commençai à lui caresser les cheveux et le visage d’une façon que je voulais des plus rassurantes…
Il me serra à nouveau et enfuis son visage dans mon bas ventre, sachant que cette fois il n’y avait rien d’ambigu.
Nous restâmes ainsi un moment sans changer de position. J’entendis plusieurs fois Jonas racler la gorge comme pour s’empêcher de pleurer.
Après plusieurs minutes, je le vis tourner la tête pour me regarder. Sa main dériva sur mon cou de manière tendre pour me tirer jusqu’à lui et me voler un baiser comme je les aimais. La  seule chose qui m’arrêtait un peu était le fait qu’il avait un gout d’alcool et de cigarette dont je ne m’étais pas rendu compte plus tôt.
Sa langue vint me caresser doucement la mienne ce qui me fis inconsciemment, approfondir le baiser. J’aimais sa langue et ses lèvres, j’adorais sa main sur ma nuque, son souffle et son odeur me donnait toujours envie de me fondre en lui.
Il avait ce petit quelque chose de particulier que chez de rares mecs je pouvais profiter ; la transmission. Il me transmettait son mal-être, et je faisais tout pour lui faire comprendre que j’étais là autant qu’il l’était pour moi.
Il me demanda ensuite de se coucher près de lui, ce que je fis aussi vite. De façon sure de lui, il se colla à moi pour ne pas tomber du divan et m’écarta une jambe que j’enroulai autour de lui.
Il se mit lentement à m’embrasser le cou en m’enlaçant virilement ; tout ce que j’aimais pour me sentir bien. Je sentis pourtant qu’il déraillait à nouveau. Sans un mot mais de manière moins « personnelle », Jonas ouvrit trois boutons de ma chemise et passa une main sur mon épaule avant de se remette à la caresser lascivement.
Ayant apparemment bien l’habitude, il sut se servir que d’une main pour en ouvrir deux autres. Ma chemise à moitié ouverte à présent, il parvenait  aisément à caresser mon torse, le laissant faire plus que je ne l’avais fait ces derniers temps. Cette fois, je pris quelques initiatives.
Je voulais vraiment qu’il voit que je faisais des efforts pour lui. Je ne voulais plus être une simple « étoile de mer » : jambes écartées à attendre que l’on me baise. Je voulais le caresser, le rendre fou de désir et d’excitation. J’avais envie qu’il supplie mon nom…
Et j’avais surtout envie qu’il puisse se sentir mieux, ne fut-ce qu’un peu. Malgré une peur au ventre de faire quelque chose de moi-même, je décidai d’approfondir le baiser – auquel il répondit aussitôt- et lentement, je me mis au dessus de lui, à califourchon. Il arrêta son baiser pour se mettre un peu plus confortablement et semblait étonné de ce que je faisais. Je détournai les yeux directement, gêné.
-    Tu progresses… dit-il tout à coup chaudement. Continues comme ça, j’adore…
Je ne pus m’empêcher de rire, je ne savais pas pourquoi. Sans doute parce que j’étais très gêné, et que ce qu’il me disait me faisait plaisir.
Alors, je pus continuer. Jonas, pendant que je reprenais mon sérieux, passa sa main sur mes hanches en continuant à m’embrasser le cou et une clavicule légèrement découverte.
Une fois à nouveau en état de faire ce que j’avais commencé, je fis, l’air de rien, quelque chose que je ne me savais pas capable de faire. Mes hanches se mirent à bouger lentement et brusquement, je sentis les réactions de Jonas changer. Sa main pressa ma hanche pendant un moment et passa ensuite sous ma chemise, tandis qu’il reprit ma bouche avidement. Il semblait tellement excité d’un coup que je m’arrêtais quelques secondes, surpris.
Celui-ci eut l’air de le comprendre et se calma… Cependant, cela ne m’empêcha pas de recommencent doucement. Je m’excitais moi-même un peu trop. Je n’étais pas aussi fort que Jonas, j’avais du mal à me retenir longtemps quand j’étais excité et vu que cette fois c’était moi qui le faisait, écoutant mes désirs autant que les siens, mon envie était doublée. 
Seulement, comme si Jonas le comprenait inconsciemment et voulais jouer un peu, il se mit à caresser la partie de mon corps qui réagissait le plus…
Mon coup de hanche se fit plus insistant sur son sexe et sa main, ce qui le fit pousser un rire moqueur. Je ne pus m’empêcher de rougir brutalement à nos réactions ; la mienne car j’avais fait ça sans réfléchir, ça avait été une pure pulsion. Chose que je n’avais jamais vraiment connu.
-    Continues comme ça, je te dis. Répéta-t-il en recommençant à me caresser.
-    Pas ici… dis-je en approchant mon visage du sien.
-    Pourquoi pas ? Tu peux très bien t’en sortir tout seul…
Le portable de Jonas sonna tout à coup dans sa poche.


Suite de l'histoire; partie 3:  Not alive without you: chapitre 10 partie 3[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Catégories

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus