ATTENTION, PARTIE 3!
Il me dirigea jusqu’à mon lit et ne sachant ce qu’il se passait vraiment, voyant tout dans le vague. Tout colère en moi était partie, j’étais à présent trop mal pour
avoir une quelconque envie de crier sur Morgan ou de le gifler. A vrai dire, mon état m’inquiétait tellement que je n’arrivais à penser à rien d’autre. Dès que j’étais couché, je le vis sortir de
la pièce sans que j’eusse le temps de le retenir et j’attendis quelques minutes pour le voir ensuite revenir avec ma mère qui semblait inquiète. Je me redressai en la voyant s’approcher de moi.
S’il y avait une chose dont je n’avais pas envie, c’est qu’elle s’inquiète pour moi, elle était encore plus énervante qu’à l’habitude.
- Bastien, qu’est-ce qui s’est passé ?
- Rien…
dis-je en m’appuyant sur la tête de lit, énervé.
Fiche-moi la paix.
- Mon pauvre chéri.. ignora-t-elle en s’asseyant sur le bord de mon lit et mettant sa main sur mon front.
En sentant cela, je la rejetai aussitôt violemment.
- Il est comme ça depuis presque deux semaines.. intervint alors Morgan.
- La ferme !
criai-je presque.
Tu la fermes !!
- Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda ma mère.
- Il fait des cauchemars, il a des migraines qui le rendent dingue… Dès qu’il rentre des cours, il va dormir, il sait même plus jouer à sa console.
Voir la tête que faisait ma mère m’énervait encore plus. Cette peur cette pitié, je la détestai. Seulement, alors que je croyais que Morgan avait fini, celui-ci continua sur sa lancée.
- En plus de ça, il a des vertiges. Il fait croire qu’il trébuche mais je vois bien que c’est pas ça. Et je l’ai vu plusieurs fois courir aux toilettes et revenir blanc comme un mort ! Et là, il a failli s’évanouir
- C’est des conneries ! J’ai rien de tout ça !
- Bastien !
dit maman.
Si c’est vrai, dis-le moi. Je ne veux pas qu’il t’arrives quelque chose…
- Et t’as
rien remarqué ? criai-je, en laissant finalement tomber le mensonge.
Ca fait presque deux semaines et t’as rien remarqué ? Ca montre comme t’en à rien à foutre !!
Un lourd silence se fit et après un moment, ma mère reprit en tournant la tête légèrement vers Morgan. Elle lui demanda alors de sortir pour qu’elle parle avec moi et dès que la porte fut fermée, je me sentais pris au piège. Maintenant, cette conversation allait être très sérieuse, sans dispute… Peut-être que finalement, m’énerver avec elle était plus facile, cela évitait la remise en question. Mais voir ma mère calme, mais inquiète.
- Bastien…commença-t-elle.
- J’ai pas envie de te parler. Répondis-je rapidement en croisant les bras et regardant sur le côté.
- Je vois bien que… que tu es malheureux. Seulement, je ne sais plus quoi faire.
- Il n’y a rien à faire ! Et je ne suis pas malheureux… J’ai de supers parents, des frères et sœurs adoptifs géniaux... et surtout maintenant avec Morgan dans ma chambre, c’est le bonheur !! dis-je ironiquement.
- Justement, en parlant de lui… Tu sais que tu peux m’expliquer tout Bastien. J’ai réagis impulsivement l’autre jour mais si tu as des questions… Si tu te poses des questions et que tu crois avoir besoin d’expérience auprès des… des garçons, je..
- Maman ! criai-je en me relevant difficilement.
je ne suis pas pd ! Je te l’ai déjà dit ! Tu ne m’écoutes vraiment jamais !!
- Tu en parles à ta psychologue ? Tu n’es pas homosexuel, je le sais bien. Tu ne peux pas l’être, tu n’as jamais eu de problèmes…
- Quoi ? Mais t’es complètement tarée ma parole ? hurlai-je presque.
Tu me rends dingue !! Pourquoi tu dis autant de conneries ?
- Reste poli quand même s’il-te plait ! répondit-elle plus vivement en se relevant.
- Pourquoi est-ce que je dois gueuler ? Parce que je n’ai jamais eu de problèmes ou parce que tu ne veux pas que je sois moi-même ?
- Tu veux que tu es comme Morgan ? cria-t-elle, hors d’elle apparemment.
Elle me saisit le bras et m’impressionna en me criant bien plus fort et agressivement cette fois.
- Tu l’as embrassé ? Vous avez fait des choses ensemble ? J’avais raison n’est-ce pas ? Quand je t’ai trouvé ce jour-là, tu..
- NON ! hurlai-je.
Pourquoi tu ne me crois pas ? Pourquoi es..
Mon mal de tête repris de plus belle et la secouai légèrement pour reprendre mes esprits. Je tentai de dire quelque chose mais apparemment elle ne comprit pas
grand-chose. Brusquement, mon regard se voila et alors que je voulais reculer, je sentis que mes genoux ne me tenaient plus. Je perdis connaissance en quelques secondes et sans même m’y attendre.
Ce qui m’arrivait commençait sérieusement à m’inquiéter…
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