Ce fut un samedi soir, alors que j’avais passé la fin d’après-midi seul que je le vis rentrer, apparemment assez énervé. Ses sourcils étaient froncés, ce qui
formait une légère ride sur son front que je trouvai malgré mon inquiétude, assez attirante.
Il vint sans un mot s’affaler à côté de moi dans le divan. Il desserra sa cravate et soupira, jusqu’à ce que, sans que j’eus le temps de dire quoi que ce soit, il tourna la tête et me toisa en
approchant sa main de moi rapidement. Sans même chercher à faire de sous-entendus, sa main se mit directement à me caresser entre les jambes. Je voulus l’enlever, ne comprenant pas sa réaction mais
alors je le faisais en prononçant son nom, Jonas enleva sa veste et me coucha pour se positionner entre mes jambes, m’embrassant d’une façon désespérée et excitée à la fois.
- Jonas.. tentai-je de dire en me débattant un peu. Arrête ! Qu’est-ce qui te prends ?
- J’ai envie de toi ! Laisse-toi faire, tu aimeras, tu verras.
Cette phrase me donna un frisson. Non pas de plaisir mais de peur. Je repensai aussitôt à tous ces hommes qui m’avaient dit ce genre de phrase et j’étais tellement étonné que cela sorte de la
bouche de Jonas que je restai bête un moment. Je restai là, à sentir sa bouche me lécher le cou et ses mains parcourir sensuellement mon corps jusqu’à ce que je reprenne conscience de l’évènement
et que je le poussai à nouveau plus violemment. Mais encore une fois, j’étais avec un homme qui avait bien plus de force que moi…
Après un temps, je commençais à pleurer, ayant perdu tout espoir pour qu’il arrête et suppliai une dernière fois. Ce fut à ce moment qu’il sembla quand même réaliser du mal qu’il me faisait.
J’étais mort de peur, j’étais persuadé que j’allais devoir revivre ce que j’avais déjà du supporter mais heureusement, il recula en se rendant compte de ce qu’il était en train de faire.
Je me redressai alors vivement et remarquai qu’il avait déjà ouvert son jean. Alors il était vraiment sur le point de me violer !
Je ne pus m’empêcher de le gifler de toutes mes forces avant de me lever pour tenter de m’enfermer dans la chambre. Seulement, Jonas me rattrapa assez tôt et m’empêcha de fermer la porte.
- Qu’est-ce que tu fais ? hurlai-je en reculant dans la chambre.
Sans me répondre, Jonas me prit dans ses bras et me serra fort. De mon côté, je ressentais ça comme une agression supplémentaire et tentai de me défaire de son emprise. Je tremblais. Je ne savais
pas qu’une telle situation allait nous arriver un jour.
- Je suis désolé. Dit-il sincèrement, me serrant encore plus fort en sentant que je me débattais.
- Pourquoi tu m’as fait ça ? J’ai eu peur Jonas !
- Je n’ai pas réfléchis… dit-il en enfouissant son visage dans mon cou tandis que je cessais tout mouvement, à bout de souffle.
- Qu’est-ce que tu as ? Tu es revenu dans un état…
- Je suis allé voir ma mère. Je n’en peux plus qu’elle attende son fils de 5 ans…
- Jonas… me contentai-je de dire sans savoir comment réagir.
- Ne dis rien ! s’exclama-t-il vivement. S’il-te plait… Reste comme ça, juste un peu.
Pour toute réponse, je lui pris la main lentement et l’amenai jusqu’au salon et voulus reprendre ce que nous aurions du faire au début. Je le fis s’assoir et m’assis à mon tour.
- Mets ta tête sur mes genoux.
Sans un mot, il m’obéit. De mon côté, je commençai à lui caresser les cheveux et le visage d’une façon que je voulais des plus rassurantes…
Il me serra à nouveau et enfuis son visage dans mon bas ventre, sachant que cette fois il n’y avait rien d’ambigu.
Nous restâmes ainsi un moment sans changer de position. J’entendis plusieurs fois Jonas racler la gorge comme pour s’empêcher de pleurer.
Après plusieurs minutes, je le vis tourner la tête pour me regarder. Sa main dériva sur mon cou de manière tendre pour me tirer jusqu’à lui et me voler un baiser comme je les aimais. La seule
chose qui m’arrêtait un peu était le fait qu’il avait un gout d’alcool et de cigarette dont je ne m’étais pas rendu compte plus tôt.
Sa langue vint me caresser doucement la mienne ce qui me fis inconsciemment, approfondir le baiser. J’aimais sa langue et ses lèvres, j’adorais sa main sur ma nuque, son souffle et son odeur me
donnait toujours envie de me fondre en lui.
Il avait ce petit quelque chose de particulier que chez de rares mecs je pouvais profiter ; la transmission. Il me transmettait son mal-être, et je faisais tout pour lui faire comprendre que
j’étais là autant qu’il l’était pour moi.
Il me demanda ensuite de se coucher près de lui, ce que je fis aussi vite. De façon sure de lui, il se colla à moi pour ne pas tomber du divan et m’écarta une jambe que j’enroulai autour de
lui.
Il se mit lentement à m’embrasser le cou en m’enlaçant virilement ; tout ce que j’aimais pour me sentir bien. Je sentis pourtant qu’il déraillait à nouveau. Sans un mot mais de manière moins «
personnelle », Jonas ouvrit trois boutons de ma chemise et passa une main sur mon épaule avant de se remette à la caresser lascivement.
Ayant apparemment bien l’habitude, il sut se servir que d’une main pour en ouvrir deux autres. Ma chemise à moitié ouverte à présent, il parvenait aisément à caresser mon torse, le laissant
faire plus que je ne l’avais fait ces derniers temps. Cette fois, je pris quelques initiatives.
Je voulais vraiment qu’il voit que je faisais des efforts pour lui. Je ne voulais plus être une simple « étoile de mer » : jambes écartées à attendre que l’on me baise. Je voulais le caresser, le
rendre fou de désir et d’excitation. J’avais envie qu’il supplie mon nom…
Et j’avais surtout envie qu’il puisse se sentir mieux, ne fut-ce qu’un peu. Malgré une peur au ventre de faire quelque chose de moi-même, je décidai d’approfondir le baiser – auquel il répondit
aussitôt- et lentement, je me mis au dessus de lui, à califourchon. Il arrêta son baiser pour se mettre un peu plus confortablement et semblait étonné de ce que je faisais. Je détournai les yeux
directement, gêné.
- Tu progresses… dit-il tout à coup chaudement. Continues comme ça, j’adore…
Je ne pus m’empêcher de rire, je ne savais pas pourquoi. Sans doute parce que j’étais très gêné, et que ce qu’il me disait me faisait plaisir.
Alors, je pus continuer. Jonas, pendant que je reprenais mon sérieux, passa sa main sur mes hanches en continuant à m’embrasser le cou et une clavicule légèrement découverte.
Une fois à nouveau en état de faire ce que j’avais commencé, je fis, l’air de rien, quelque chose que je ne me savais pas capable de faire. Mes hanches se mirent à bouger lentement et brusquement,
je sentis les réactions de Jonas changer. Sa main pressa ma hanche pendant un moment et passa ensuite sous ma chemise, tandis qu’il reprit ma bouche avidement. Il semblait tellement excité d’un
coup que je m’arrêtais quelques secondes, surpris.
Celui-ci eut l’air de le comprendre et se calma… Cependant, cela ne m’empêcha pas de recommencent doucement. Je m’excitais moi-même un peu trop. Je n’étais pas aussi fort que Jonas, j’avais du mal
à me retenir longtemps quand j’étais excité et vu que cette fois c’était moi qui le faisait, écoutant mes désirs autant que les siens, mon envie était doublée.
Seulement, comme si Jonas le comprenait inconsciemment et voulais jouer un peu, il se mit à caresser la partie de mon corps qui réagissait le plus…
Mon coup de hanche se fit plus insistant sur son sexe et sa main, ce qui le fit pousser un rire moqueur. Je ne pus m’empêcher de rougir brutalement à nos réactions ; la mienne car j’avais fait ça
sans réfléchir, ça avait été une pure pulsion. Chose que je n’avais jamais vraiment connu.
- Continues comme ça, je te dis. Répéta-t-il en recommençant à me caresser.
- Pas ici… dis-je en approchant mon visage du sien.
- Pourquoi pas ? Tu peux très bien t’en sortir tout seul…
Le portable de Jonas sonna tout à coup dans sa poche.