Mercredi 8 juillet 2009

!!Attention, ceci est la partie 4!!


Seulement, il me rejoignit aussitôt et se mit au dessus de moi, presque à m’écraser en me tenant les mains pour que je ne me débatte pas. Il rigolait de ma gêne et moi je ne pouvais que l’accompagner en l’entendant me demander sans arrêt lequel j’avais utilisé. Mais alors que je croyais qu’il allait laisser tomber, il se mit tout à coup à me chatouiller. Je tentai de me défaire de ses mots mais rien n’y faisaient, il avait une force que j’avais rarement vu à part chez Quentin.
Je rigolais tellement que je m’étranglais presque. Je le suppliais d’arrêter mais il prétendait à chaque fois que tant que je n’avouais pas, il continuerait. Alors, j’ai laissé tomber :
-    D’accord, d’accord, je vais te le dire ! tentai-je de dire tout en rigolant.
-    Promis ? demanda-t-il en s’approchant brutalement de mon visage.
-    Oui… répondis-je, rougissant à nouveau.
-    Alors… ?
Il se mit face à moi, les yeux ronds à attendre. Je sentais une pression me prendre l’estomac, je n’osais pas le dire… Et pourtant, quand je tenais mes promesses, je les tenais.
-    Alors ? répéta Jonas.
-    Le gode !
Je le poussai brutalement et me retournai sur le ventre, me mettant presque en boule pour ne pas qu’il me regarde. Je rigolais mais en même temps, j’avais tellement honte que je n’osais pas me montrer. Je n’entendis rien pendant quelques secondes, et j’entendis subitement Jonas éclater de rire. Tellement que je  crus qu’il se fichait de moi.
-    Arrête ! C’est pas drôle ! dis-je en me resserrant sur moi-même.
-    Mais bien sur que si !! Je m’attendais pas à ça. Je ne savais pas que t’étais comme ça.
-    Comment ? demandai-je en me redressant. Coincé et fermé à tout ?Je ne suis pas comme ça !
Je voulus me lever, à présent un peu choqué. Je ne voyais pas pourquoi tout le monde me prenait pour quelqu’un de si coincé. J’étais loin de l’être. J’adorais le sexe, presque toutes les positions alors que l’on me dise ce genre de chose m’énervait extrêmement.
Jonas me prit subitement la main et je ne pus qu’être assis sur le bord du lit. Il me dit aussi vite :
-    T’es loin d’être coincé, sinon j’aimerais pas autant baiser avec toi. T’es super chaud au lit, je le sais. T’énerves pas comme ça. J’ai juste envie que tu sois un peu plus entreprenant, mais j’ai bien vu que ça changeait alors fais pas une crise pareille…
-    Tu veux que je le fasse ?
-    Quoi ?
-    Prendre des initiatives..
-    Ca me semble évident !
-    Je ne l’ai jamais fait parce qu’on m’a jamais permis de le faire.
-    Avec moi, tu peux te lâcher… Je ne demande que ça. Je veux que tu me sautes dessus. Dit-il d’une toute autre manière.
Je le regardai cette fois, sans aucune gêne. Je tentai de comprendre le regard qu’il me lançait, le voyant s’éclaircir par les éclairs encore présents.
A présent, je me sentais capable de le faire et sans réfléchir plus loin, je lui sautais dessus comme il en avait envie. Il ne s’y attendait absolument pas, et je fus le premier à être surpris quand je remarquai que je le poussai violemment vers l’arrière. Seulement, cela ne se passa pas comme je l’avais prévu. Jonas, surpris, se laissa faire et se cogna d’une force incroyable contre la tête de lit.
-    Aaaaouw ! cria-t-il. Putain, ça fait mal !!
-    Jonas !! Je suis désolé, je voulais pas ça… Je voulais… Excuse-moi ! Ca va ?
-    Ouais… répondit-il en faisant la grimace et frottant sa main sur son crâne.
-    Tu veux de la glace ? T’as besoin de quelque chose ? Je dois appeler Arnaud ?
-    « Salut Arnaud, tu veux bien venir, je crois que j’ai explosé le crâne de Jonas en voulant prendre des initiatives pour une partie de jambe en l’air… » Je crois pas que tu voudras… Et puis, ça ne sert à rien. Ca va déjà mieux.
Il sourit et voyant bien qu’il jouait la comédie pour ne pas m’affoler, je ne pus que reculer de lui. Je me sentais tout à coup tellement nul que j’avais envie de m’enfuir loin d’ici. J’avais envie qu’il m’oublie et qu’il ne se rappelle pas de ce mec complètement nul au lit et en plus psychopathe.
-    Désolé… dis-je en baissant la tête.
-    C’est pas grave… Ca arrive à tout le monde !
-    Non… Pas aux vrais mecs. Je suis vraiment nul…
-    Arrête ça, ça m’est déjà arrivé plein de fois ce genre de truc.
-    Ah oui, et quand ?
Il réfléchit un moment et apparemment gêné pour moi, il finit par répondre avant de se mettre à rire :
-    En fait, je crois que non…
-    Tu vois… Tu devrais simplement me baiser un coup, je suis bon qu’à ça.
Je me couchai tout à coup démoralisé et découragé. Moi qui avais eu envie toute la soirée, même encore après m’être soulagé, tout était maintenant refroidi. J’avais eu envie que Jonas me prenne sans arrêt toute la nuit et finalement, je me retrouvais comme un con après lui avoir fait mal.
-    Qu’est-ce que tu sais faire ? demanda-t-il en se couchant presque sur moi, posant son menton sur mon épaule.
-    Je sais rien faire à part me faire baiser..
-    Arrête ce jeu de victime, c’est pas avec moi que tu dois faire ça. Moi je veux qu’une chose, c’est que tu baises avec moi… Si je voulais que tu fermes ta gueule, je me contenterais d’un mec en boite.
-    Je sais embrasser... Et… tailler des pipes.
-    Dis donc, tu parles bien crûment tout à coup.
-    Pardon…
-    Je plaisante ! J’adore… Continues, ça m’excite quand tu parles comme ça.
Sa bouche s’approcha tout à coup de mon cou et il se mit à lécher le lobe de mon oreille avant de reprendre :
-    J’ai adoré quand tu m’as fait ça… Ca m’a fait un effet dingue. Tu recommences ?
Je le vis alors se mettre sur le lit à côté de moi, attendant ma réponse. Il n’y avait que moi qui pouvais décider maintenant si je prenais ou non des initiatives… Et à présent, il était temps de le faire. Lentement. Mais au  moins je le faisais.
Je me tournai vers lui et me redressai à nouveau. Quel cinéma pensai-je. Heureusement, Jonas était quelqu’un de patient car je faisais un mélodrame pour chaque petite chose qui ne tournait pas dans mon sens. J’étais plus égoïste que je ne le pensais. Jonas, lui, pensait à mon bien-être et à ce que j’avais envie, et une fois qu’il s’agissait de ce qu’il avait envie, je fuyais. Fuir avait toujours été ma deuxième vocation. Faire face aux choses était généralement trop dur.
Je me devais à présent d’être différent avec lui. S’il faisait des efforts pour moi, je devais au moins lui offrir ce qu’il voulait quand nous couchions ensemble.
Sans un mot, je me mis à califourchon sur lui et entourai mes bras autour de son cou. Jonas attendait, sans rien faire mais je le savais très curieux de la suite, un léger sourire s’affichant sur le coin de ses lèvres. Je lui rendis son sourire, plus expressif de mon côté et légèrement rougissant, j’ôtai son t-shirt de pyjama. Revoir sa peau nue me fit un effet auquel je ne m’attendais pas. La très faible lumière rendait ses pectoraux encore plus musclés, l’étant déjà bien assez à mon gout, ce qui fit monter une excitation que j’avais du mal à ne pas montrer. Jonas, cette fois-ci, fit la même chose pour moi et cela fait, nous nous jetâmes presque l’un sur l’autre. Je me collai à lui plus intensément et retrouvai sa langue avec un plaisir inimaginable.
Après un moment, ses mains déjà en train de me caresser les fesses à même la peau, il se décolla de moi pour reprendre sa respiration. De mon côté, j’avais un mal fou à me retenir. A peine était-il éloigné de moi, que j’en redemandais déjà. Il me sourit tandis que j’embrassais ses lèvres, profitant également pour respiration comme je le pouvais.
-    Ca te dirait qu’on pimente un peu ? demanda-t-il tout à coup.
Pour bien lui faire sentir mon impatience à faire ce genre de choses maintenant, je me contentai de gémir en m’accrochant à lui et frottant légèrement mon intimité contre la sienne.
-    Aller… J’ai envie de voir ce que t’as fait tout à l’heure…
-    Non ! dis-je brusquement en me reculant.
-    Pourquoi ? répondit-il également dans un gémissement plaintif. C’est excitant, j’ai envie de regarder.
-    J’ai fait ça parce que… je n’avais pas le choix, c’est tout. Je ne suis pas comme ça.
-    Comment ? Tout le monde fait ça !
Sans attendre ma réponse, il se leva en me poussant gentiment. Je me contentai de le regarder se diriger vers le tiroir, en me rendant compte maintenant que la lumière était allumée et que je n’étais pas aussi pressé que tout à l’heure à quel point il était rempli.
-    T’as envie de quoi ? J’ai de tout…
Finalement, je me levai pour le rejoindre et m’accroupi devant le tiroir. Peut-être avait-il raison. Ca allait peut-être nous exciter davantage et rendre le moment encore plus inoubliable. Il jeta un regard sur moi en souriant, plus coquin que jamais.
-    Qu’est-ce que tu penses de ça ? demanda-t-il en prenant un simple gode en main.
-    Banal… répondis-je, légèrement rougissant.
-    T’as raison.
Il balança par terre et retourna à sa contemplation. Je regardai par la même occasion les différents dvd qu’il avait, me disant qu’on ferait ça plus tard.
-    J’ai trouvé.
Il sortit une sorte de gode que je n’avais jamais vu.
-    C’est un Aneros. Ca te dit ?
-    C’est un simple gode… dis-je un peu déçu.
-    Ca vient directement te stimuler la prostate. C’est pas qu’un simple gode, non.
Je le pris en main et le regardai pendant un moment jusqu’à ce que je le sente s’approcher de moi avec un regard qui voulait clairement dire qu’il me voyait déjà avec ça dans les fesses. Je finis par sourire timidement et le lui tendit à nouveau. Il me tira alors brusquement la main et après quelques secondes seulement, je me retrouvai couché, le bas de mon pyjama baissé et Jonas en train de me lécher avidement les testicules. Pendant qu’il me faisait plaisir, je lui repris ce « jeu » des mains et le regardai. Il avait un style particulier, j’étais curieux de savoir quelles sensations cela pouvait faire. Il était assez étroit mais qui sait… Je finis par prendre le lubrifiant qui se trouvait sur la table de chevet et éteins à nouveau la lumière tandis que le plaisir montait déjà en le sentant me sucer.
Le noir encombra la pièce et le fait de ne rien voir le temps de m’habituer m’excita davantage. Il n’y avait que la sensation qu’il me procurait qui me prouvait que je n’étais pas seul.
Après quelques minutes, m’étant habitué à l’obscurité, je vis Jonas se redresser et venir à mes lèvres un moment. Il s’était apparemment déshabillé, bandant déjà.
Il prit le gode en profitant de caresser mes doigts, rougissant à nouveau comme un imbécile avec son regard. Nous n’entendions plus ni l’orage, ni les éclairs ni les vagues. Nous étions entrés dans une bulle excitante, impatiente et je n’avais qu’une hâte, que cela se fasse encore plus intense.
Le voir enduire le gode en faisant des gestes bien explicites en me regardant fixement me fit bander à un point inimaginable. Je me mordis la lèvre, n’en pouvant plus…
-    Ecarte les jambes… dit-il d’une voix qui me rendait aussi faible qu’un agneau.


Suite de l'histoire; partie 5: Not alive without you: chapitre 10 partie 5[LUTRAAH]
Par Lutraah/Lybertys - Publié dans : Not alive without you
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